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BPCO - Exacerbation - VNI

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Discontinuing noninvasive ventilation in severe chronic obstructive pulmonary disease exacerbations: a randomised controlled trial

Arrêter la VNI dans les exacerbations sévères de BPCO : un essai randomisé contre placebo.

Jacobo Sellares1,2, Miquel Ferrer1,2, Antonio Anton3, Hugo Loureiro1,2, Carolina Bencosme1,4, Rodrigo Alonso5, Pilar Martinez-Olondris6,7, Javier Sayas5, Patricia Peñacoba3 and Antoni Torres1,2

http://erj.ersjournals.com/content/50/1/1601448

Pour savoir si la prolongation de la VNI nocturne après la récupération d'une insuffisance respiratoire hypercapnique aiguë (IRHA) de BPCO avec VNI pourrait prévenir des rechutes ultérieures d'IRHA un essai randomisé contre placebo a été effectué sur 120 patients BPCO admis pour IRHA et traités par VNI. Quand l'épisode a été résolu et que les patients ont toléré une respiration sans assistance, ils ont été randomisés soit pour recevoir la VNI pendant 3 nuits supplémentaires (n = 61) soit pour arrêter la VNI (n = 69).

Aucune différence n'a été observée dans la rechute d'IRHA après arrêt de la VNI (n = 10 soit 17%) vs maintien de la VNI nocturne (n = 8 soit 13%), sur la dépendance au ventilateur à long terme, les séjours hospitaliers et la réadmission ou la survie à 6 mois.

En conclusion, la VNI nocturne après récupération d'un épisode d'IRHA ne prévient pas une rechute ultérieure d'IRHA chez les patients souffrant de BPCO sans ventilation antérieure à domicile, et entraine une hospitalisation de plus longue durée. En conséquence, La VNI peut être directement arrêtée quand l'épisode est résolu et que le patient tolère une respiration sans assistance.

C. Krespine

Mise à jour le Dimanche, 30 Juillet 2017 18:37

Bronchectasies - Polyarthrite rhumatoïde

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Le syndrome de chevauchement bronchectasies arthrite rhumatoïde est un facteur de risque indépendant de mortalité chez les patients souffrant de bronchectasies : une étude de cohorte multicentrique.

De SOYZA A. et al.Chest 2017:151-6,1247-1254

http://journal.publications.chestnet.org/article.aspx?articleID=2598971

Les taux de mortalité d'hospitalisations et la fréquence des exacerbations ont été évalués chez 147 patients identifiés comme ayant un syndrome de chevauchement bronchectasies et arthrite rhumatoïde (CBAR) à partir des données d'une population de 1 716 adultes souffrant de bronchectasies de 6 centres (Angleterre : 2 – Belgique – Italie – Islande).Les patients ont été catégorisés comme ayant un CBAR (ceux avec bronchectasies et arthrite rhumatoïde sans atteinte pulmonaire interstitielle), Bronchectasies idiopathiques, syndrome de chevauchement Bronchectasies – BPCO (CBBPCO) et autres étiologies de bronchectasies.

Il y a eu une relation statistiquement significative entre les CBAR et la mortalité bien que cette association n'ait pas été associée à des taux plus élevés d'exacerbations ou d'hospitalisations en lien avec les bronchectasies. Le taux de mortalité sur une moyenne de 48 mois a été de 9,3% pour les bronchectasies idiopathiques, de 8,6% chez les patients souffrant de bronchectasies d'autres causes, 18% pour les patients avec arthrite rhumatoïde et 28,5% en cas de CBAR. La mortalité a été statistiquement plus élevée chez les patients avec CBAR et CBBPCO par rapport aux patients avec toutes les autres étiologies. Les scores du BSI ("Index de sévérité des Bronchectasies") ont été statistiquement mais non cliniquement significativement plus élevés chez ceux avec CBAR par rapport à ceux avec bronchectasies idiopathiques (BSI moyen 7,7 vs 7,1). Les patients avec CBBPCO avaient des scores significativement plus élevés (en moyenne 10,4), ainsi que des taux de colonisation par Pseudomonas aeruginosa (24%) et des taux d'hospitalisations antérieures (58%).

Il est conclu que les groupes CBAR et CBBPCO ont un excès de mortalité. Les mécanismes de ces résultats peuvent être complexe, mais ces données mettent l'accent que ces sous-groupes nécessitent des études additionnelles pour comprendre cet excès de mortalité.

(Commentaire : c'est sûr que plus on a de maladies plus vite on risque de mourir)

C. Krespine

Mise à jour le Lundi, 24 Juillet 2017 16:10

BPCO - Réponses Bronchodilatatrices - Exacerbations

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Réponses bronchodilatatrices aiguës aux agents bêta2-agonistes et anticholinergiques dans la BPCO : leurs différentes associations avec les exacerbations.

KONNO S. et al.Respir Med.2017.127,6,14-20

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611117301075

Pour clarifier les facteurs cliniques associés à une réponse bronchodilatatrice aiguë (RBDA) aux bêta2-agonistes et/ou anticholinergiques et l'association entre RBDA avec l'évolution clinique de la BPCO, 152 sujets ont été analysés. Leurs RBDA au Salbutamol (400µg) ou à l'Oxitropium (400µg) ont été mesurées de façon répétée alternativement tous les 6 mois pendant 3 ans. La réversibilité a été définie par une augmentation du VEMS de ³ 12% et ³ 200mL de sa valeur initiale. Les patients ont été classés en 3 groupes basés sur la stabilité de la RBDA : régulièrement réversible, régulièrement irréversible et RBDA variable.

Pour chaque produit, le nombre moyen d'éosinophiles du sang a été significativement plus élevé chez ceux avec une réversibilité régulière par rapport à ceux toujours irréversible. Les personnes avec une réversibilité régulière sous Oxitropium mais non sous Salbutamol présentaient une augmentation du risque d'exacerbation par rapport aux autres 2 groupes.

Il est conclu qu'il a été identifié des caractéristiques distinctes de BPCO associées au type de RBDA. Une majoration du tonus bronchique cholinergique qui est reflété par une RBDA plus élevée seulement aux agents anticholinergique, mais non aux bêta2-agonistes, peut être associé à une exacerbation de BPCO.

C. Krespine

Mise à jour le Lundi, 24 Juillet 2017 16:22

Uvéite - Sarcoïdose

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Dépistage par radiographie thoracique d'une sarcoïdose dans le diagnostic des patients souffrant d'uvéite active.

GROEN F. et al. Ann Am Thorac Soc 2017 14 6 912-918

http://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201611-888OC

Pour évaluer la valeur diagnostique de la radiographie thoracique (RT) chez les patients souffrant d'uvéite active, une étude rétrospective transversale a été conduite chez 200 patients ayant une uvéite d'apparition récente (< 1 an) d'origine inconnue.

Sur les 200 patients, 30 avaient un dépistage par RT anormal (15%). 22 des 200 patients (11%) avaient une sarcoïdose confirmée par biopsies et 12 patients supplémentaires étaient soupçonnés d'avoir une sarcoïdose. Les aspects des anomalies radiologiques interprétés comme typiques de sarcoïdose étaient spécifiques (92%) mais non sensible (64%) pour la sarcoïdose confirmée par biopsies. La combinaison d'un taux d'ACE élevé et d'un aspect radiographique thoracique typique de sarcoïdose augmentaient la sensibilité à 79%. La sarcoïdose confirmée par biopsies a été plus courante chez les patients avec panuvéite (17 des 84 : 20%) par rapport aux patients avec d'autres localisations anatomiques d'uvéite (5 des 116). Un patient a été diagnostiqué avec une tuberculose pulmonaire et oculaire maladie.

En conclusion, une RT anormale a été trouvée chez 15% des patients souffrant d'uvéite d'origine méconnue et débutant dans l'année de son admission dans un centre tertiaire aux Pays-Bas. La majorité des RT anormales montrait des aspects compatibles avec un diagnostic de sarcoïdose.

C. Krespine

Mise à jour le Vendredi, 30 Juin 2017 19:06

Le fleuve non tranquille de l’asthme pédiatrique au cours de la vie adulte

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L’asthme peut disparaître au cours de la vie dans environ un-tiers des cas, notamment au cours de l’enfance. Des facteurs pronostiques de cette rémission ont été déterminés par différentes études. En revanche, il n’est pas rare que l’asthme puisse ressurgir plus tard ; jusqu’à présent, les facteurs prédictifs qui permettraient de déterminer un risque de réapparition à l’âge adulte ne sont pas déterminés. Dans une lettre à l’éditeur parue dans la revue de l’European Respiratory Journal, des auteurs néerlandais ont conduit une étude à long terme d’un groupe d’enfants afin de disposer de quelques éléments de réponse.

Méthodologie

  • La cohorte d’enfants qui était suivie au cours du temps avait été formée entre 1972 et 1976 en groupant 406 sujets souffrant d’asthme persistant pris en charge dans le centre investigateur (University Medical Center Groningen) et ayant bénéficié de questionnaires médicaux et de différents tests (EFR, allergie, analyse sanguine, hyperréactivité bronchique...). Ces patients avaient ensuite été réévalués entre 1987 et 1989 (285 patients d’âge moyen 25 ans), puis entre 2013 et 2014 (102 patients d’âge moyen 49 ans).

  • La rémission clinique était définie par l’absence de symptômes et l’absence de prise de traitements antiasthmatiques dans l’année précédant l’inclusion, indépendamment de la mesure de l’hyperréactivité bronchique. La rémission complète était définie par une rémission clinique assortie d’un test d’hyperréactivité bronchique nul et d’un test VEMS normal.

  • L’association entre les différents paramètres recensés lors de l’enfance et l'asthme aux visites 2 (1987-89) et 3 (2013-14) était étudiée par régression logistique multivariée après ajustement sur le sexe et l'âge à la visite 1.

Résultats

  • Lors de la visite initiale, 209 des 406 enfants présentaient une hyperréactivité bronchique.

  • À l’âge de 25 ans et de 49 ans, respectivement 7% et 10% des patients ayant rempli les questionnaires et n’ayant pas été perdus de vue présentaient une rémission complète de l’asthme.

  • Au total, 63 sujets ont bénéficié d’une évaluation complète lors des deux visites de suivi : parmi ceux qui présentaient un asthme persistant à la visite 2, 15 (9%) et 4 (8%) ont présenté une rémission clinique et une rémission complète lors du dernier suivi. Parallèlement, 36% de ceux qui avaient présenté une rémission clinique ou complète lors de la visite 2 souffraient à nouveau d’asthme à 49 ans.

  • Le fait de présenter des sifflements lors des rhumes, d’avoir des antécédents maternels atopiques, d’avoir présenté une pneumonie et d’avoir un VEMS inférieur à 80% de la valeur prédite au cours de l’enfance constituaient des facteurs pronostiques péjoratifs de rémission (clinique ou complète) à la visite 2. Si les enfants ayant des antécédents maternels atopiques avaient moins de chance de présenter une rémission à l’âge de 25 ans que les autres, aucun lien n’a été identifié concernant l’atopie paternelle.

  • À l’inverse, le fait d’avoir été allaité plus de 6 mois, de vivre dans une maison humide ou poussiéreuse, d’avoir des antécédents familiaux de maladie cardiaque ou de leucémie étaient associés à une rémission clinique ou complète à la visite 2. Le fait d’avoir été allaité plus de 6 mois et d’avoir eu un animal domestique dans l’enfance était aussi associé à la rémission à l’âge de 49 ans.

Limitations

Le taux de perdus de vue entre les visites 1, 2 et 3 impose d’interpréter ces données avec prudence.

À retenir

Le taux de rémission complète observé dans cette étude était particulièrement bas, notamment par rapport à une autre étude de suivi à long terme déjà parue: ceci pourrait être lié à l’absence des tests de VEMS et d’hyperréactivité bronchique aux différents âges adultes auxquels les réévaluations ont été conduites. Après 39 ans de suivi, la rémission de l’asthme persistait chez 11% des enfants suivis. Ceux qui avaient une rémission stricte à 25 ans avaient 75% de chances de maintenir cet état à la troisième visite. La confirmation de ces résultats par des études de plus large envergure est désormais nécessaire.

Accéder au texte complet en anglais : http://erj.ersjournals.com/content/49/6/1601974

Mise à jour le Dimanche, 25 Juin 2017 09:42

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