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Ethnicité - FeNO

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L'ethnicité favorise-t-elle la fraction du NO expiré (FeNO) chez les sujets en bonne santé ?

BLAKE T. L. et al Chest 2017 152 1 40 50

http://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)30210-6/fulltext

 

Parmi 62 études potentielles il a été retenu 12 publications pour évaluer l'effet de l'ethnicité sur les valeurs du FeNO.

Une étude a recruté uniquement des enfants (<12 ans ont inclus des enfants et ou adolescents 4 études recrut uniquement adultes une seule étude a au total 16 populations d' ethnies diférentes représentant 11 ethnicit s t tudi es il trouv moyenne g om trique du i f eno au-dessous taux normal sujets en bonne sant dans 2 galement identifi 5 lesquelles moins participants avaient un sous les de l inflammation sp cifique ge span p style="font-family: 'Times New Roman';" est conclu que influence valeurs data-mce-style="font-family: 'Times New Roman';">FeNO et pour certains groupes ethniques cette influence affecte probablement l'interprétation clinique selon les recommandations habituelles. Il est nécessaire d'établir des taux de référence du FeNO chez les sujets en bonne santé pour chaque groupe ethnique spécifique afin d'en améliorer l'application clinique.

(Commentaire :

C. Krespine

Mise à jour le Mercredi, 17 Janvier 2018 08:40

Coqueluche - Toux - Caracéristiques

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Caractéristiques cliniques de la toux associées à la coqueluche chez les adultes et les enfants.

Revue systématique du diagnostic et méta analyse.

MOORE A.  et al.   Chest 2017  152 2  353  367

http://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)30923-6/fulltext

 

La fiabilité diagnostique et les caractéristiques cliniques de la toux associée à la coqueluche ont été étudiées à partir de 1 969 publications dont 53 ont été retenues. 41 caractéristiques cliniques  ont été évaluées pour la fiabilité diagnostique.

Chez les patients adultes, la toux paroxystique et l'absence de fièvre ont une sensibilité élevée (93,2%) et une faible spécificité (20,6%), tandis que les vomissements et la raucité ont une faible sensibilité (32,5%) et une forte spécificité (77,7%). Le vomissement après la toux est modérément sensible (60%) et spécifique (66%).

Il est conclu que chez les patients adultes la présence de raucité ou vomissement après la toux doivent être la règle d'un diagnostic possible de coqueluche tandis que l'absence de toux paroxystique ou la présence de fièvre doit être la règle pour éliminer le diagnostic. Chez l'enfant, le vomissement après la toux est beaucoup moins utile comme test diagnostique clinique.

(Commentaire : et "le chant du coq" de la toux coqueluchoïde ?)

C. Krespine

Mise à jour le Mercredi, 17 Janvier 2018 08:37

Sevrage tabagique : la bonne parole ne suffit pas !

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Le tabagisme reste l'une des principales causes évitables de décès dans les pays occidentaux, à l'origine d'environ un cinquième des décès et réduisant significativement l'espérance de vie. Selon certains travaux, la majorité des fumeurs souhaitent arrêter, mais ils ne trouveraient pas auprès des médecins le soutien qu'ils attendent, puisque un tiers seulement des consommateurs de tabac s'estiment aidés. D'autres travaux ont pourtant montré que cette aide est un facteur facilitant l'arrêt. Un entretien de 3 à 10 minutes avec un praticien augmenterait les chances de sevrage par 1,6, et ces chances sont multipliées par 2 si l'entretien dure plus de 10 minutes. L'association d'une aide pharmacologique accroît encore les chances de succès. Si le fameux « conseil a minima » est indispensable, il ne suffit donc pas : il semble nécessaire aussi de pouvoir apporter au patient une aide concrète.

Une équipe finlandaise a mené l'enquête pour approcher d'un peu plus près les pratiques des médecins vis à vis du tabagisme des patients. Un questionnaire a été adressé à 39 % des médecins finlandais, en ciblant un peu plus particulièrement les médecins concernés par le sevrage tabagique. Plus de 1 100 médecins ont répondu (15 %), un peu plus de la moitié d'entre eux étant des généralistes. Le questionnaire explorait l'attitude et l'expérience des praticiens dans le domaine du sevrage tabagique et la façon dont ils l'intégraient dans leur pratique quotidienne.

Seuls 4 % des médecins proposent une aide pharmacologique

Il apparaît que les médecins sont en effet plus enclins à discuter du tabac avec leurs patients qu'à leur offrir une aide pharmacologique pour le sevrage. Ainsi, alors que 65 % des médecins demandent à leurs patients quelle est leur consommation de tabac, 58 % notent cette consommation dans leur dossier médical et 55 % recommandent un sevrage, seulement 4 % proposent une aide pharmacologique à l'arrêt. Les médecins de soins primaires (généralistes) sont plus actifs dans le domaine que ceux qui pratiquent en soins secondaires et ceux qui ont de l'expérience en la matière ont une attitude plus active pour proposer des aides. C'est le cas notamment des praticiens qui se tiennent informés des recommandations en matière de sevrage tabagique, qui sont 30 % plus nombreux à proposer des aides au sevrage à leurs patients.

Les réponses obtenues au questionnaire montrent que les médecins qui utilisent des méthodes éprouvées et qui ont déjà obtenu des résultats positifs sont plus motivés que les autres pour prendre en charge activement leurs patients fumeurs, ce qui confirme l'intérêt d'une formation continue qui permet aux médecins de se familiariser avec les méthodes pharmacologiques et non pharmacologiques de sevrage tabagique.

Keto J. et coll. : Physicians discuss the risks of smoking with their patients, but seldom offer practical cessation support. Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy 2015; 10: 43

Article paru sur Novardis le 10-11-2015

Sevrage tabagique : la bonne parole ne suffit pas !

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Le tabagisme reste l'une des principales causes évitables de décès dans les pays occidentaux, à l'origine d'environ un cinquième des décès et réduisant significativement l'espérance de vie. Selon certains travaux, la majorité des fumeurs souhaitent arrêter, mais ils ne trouveraient pas auprès des médecins le soutien qu'ils attendent, puisque un tiers seulement des consommateurs de tabac s'estiment aidés. D'autres travaux ont pourtant montré que cette aide est un facteur facilitant l'arrêt. Un entretien de 3 à 10 minutes avec un praticien augmenterait les chances de sevrage par 1,6, et ces chances sont multipliées par 2 si l'entretien dure plus de 10 minutes. L'association d'une aide pharmacologique accroît encore les chances de succès. Si le fameux « conseil a minima » est indispensable, il ne suffit donc pas : il semble nécessaire aussi de pouvoir apporter au patient une aide concrète.

Une équipe finlandaise a mené l'enquête pour approcher d'un peu plus près les pratiques des médecins vis à vis du tabagisme des patients. Un questionnaire a été adressé à 39 % des médecins finlandais, en ciblant un peu plus particulièrement les médecins concernés par le sevrage tabagique. Plus de 1 100 médecins ont répondu (15 %), un peu plus de la moitié d'entre eux étant des généralistes. Le questionnaire explorait l'attitude et l'expérience des praticiens dans le domaine du sevrage tabagique et la façon dont ils l'intégraient dans leur pratique quotidienne.

Seuls 4 % des médecins proposent une aide pharmacologique

Il apparaît que les médecins sont en effet plus enclins à discuter du tabac avec leurs patients qu'à leur offrir une aide pharmacologique pour le sevrage. Ainsi, alors que 65 % des médecins demandent à leurs patients quelle est leur consommation de tabac, 58 % notent cette consommation dans leur dossier médical et 55 % recommandent un sevrage, seulement 4 % proposent une aide pharmacologique à l'arrêt. Les médecins de soins primaires (généralistes) sont plus actifs dans le domaine que ceux qui pratiquent en soins secondaires et ceux qui ont de l'expérience en la matière ont une attitude plus active pour proposer des aides. C'est le cas notamment des praticiens qui se tiennent informés des recommandations en matière de sevrage tabagique, qui sont 30 % plus nombreux à proposer des aides au sevrage à leurs patients.

Les réponses obtenues au questionnaire montrent que les médecins qui utilisent des méthodes éprouvées et qui ont déjà obtenu des résultats positifs sont plus motivés que les autres pour prendre en charge activement leurs patients fumeurs, ce qui confirme l'intérêt d'une formation continue qui permet aux médecins de se familiariser avec les méthodes pharmacologiques et non pharmacologiques de sevrage tabagique.

Keto J. et coll. : Physicians discuss the risks of smoking with their patients, but seldom offer practical cessation support. Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy 2015; 10: 43

Article paru sur Novardis le 10-11-2015

 

 

Mise à jour le Mercredi, 17 Janvier 2018 08:38

Dépistage précoce des BPCO en soins primaires : pas facile à intégrer en pratique quotidienne !

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La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) reste encore trop souvent diagnostiquée à un stade tardif. Face à ce constat, la HAS a publié un guide du parcours de soins sur la BPCO en 2012 et a souligné le rôle essentiel du médecin généraliste (MG) dans le dépistage précoce de cette pathologie chez les sujets à risque ou présentant des signes cliniques de la maladie. Plusieurs initiatives régionales ont ainsi vu le jour pour former les MG à la réalisation de mesures spirométriques et évaluer la faisabilité d’un dépistage de la BPCO en soins primaires. L’étude pilote réalisée dans l’Aveyron vient de rendre ses résultats.

Méthodologie

·   Le projet ABC spirométrie a été proposé à 30 médecins généralistes du département de l’Aveyron. 11 d’entre eux ont accepté d’y participer et ont bénéficié d’une formation de 4 heures sur la BPCO et la réalisation pratique d’une spirométrie électronique.

· À l’issue de la formation, les MG conservaient leur spiromètre et recevaient le diaporama de formation, ainsi qu’un livret d’information à destination des patients.

·   Durant une période de 15 mois, ils étaient encouragés à repérer les patients à risque de BPCO ou symptomatiques et à leur proposer une spirométrie.

·   Pour être inclus, les sujets devaient être des adultes de plus de 40 ans, avoir été exposés à un tabagisme de plus de 20 paquets-année et/ou à des produits toxiques ou irritants dans le cadre privé ou professionnel, ou bien présenter l’un des symptômes suivants : toux et expectoration depuis plus de 3 mois, dyspnée persistante, progressive, apparaissant ou s’aggravant à l’effort, réduction du débit expiratoire de pointe.

·   Les patients déjà connus pour une BPCO ou un asthme étaient exclus.

·   3 essais de spirométrie étaient réalisés pour chaque participant et les données étaient transmises aux pneumologues du centre hospitalier via un serveur sécurisé.

·   Ces derniers évaluaient la qualité du tracé et proposaient une interprétation aux médecins généralistes.

·   En fin d’étude, l’ensemble des courbes était relu par un pneumologue indépendant.

Résultats

·   Durant la période de l’étude (15 mois), les 11 médecins ont réalisé 132 spirométries, soit 12 par praticien en moyenne. 

·   Parmi les examens réalisés, 8% se sont révélés ininterprétables selon les critères de l’American Thoracic Society (ATS) et de l’European Respiratory Society (ERS) de 2005.

·   Parmi les examens interprétables, 35% se sont révélés anormaux, et 31% et 4% correspondaient à un trouble ventilatoire obstructif (TVO) ou restrictif (TVR) respectivement.

·   La plupart des TVO étaient légers ou modérés. Ils étaient repérés à un âge moyen de 58,6 ans et concernaient davantage les hommes que les femmes (sexe ratio de 0,68).

Limitations  

Il est possible que certains des médecins généralistes, considérant qu’ils maîtrisaient suffisamment la technique et l’interprétation des courbes, aient cessé de transmettre les résultats aux pneumologues hospitaliers, tout en continuant à les réaliser.      

À retenir  

Cette étude pilote, réalisée dans le département de l’Aveyron, montre que les médecins généralistes volontaires et formés à la pratique des spirométries sont à même de réaliser des examens de qualité suffisante dans 90% des cas pour repérer un trouble ventilatoire obstructif chez les sujets à risque. Ces résultats confirment la faisabilité de la démarche, déjà évaluée en région parisienne, et indiquent une bonne adhésion des médecins au dépistage. Cependant, le faible nombre d’examens réalisés au cours des 15 mois de suivi et la réduction de leur fréquence avec le temps reflètent la difficulté pour les MG d’inclure la spirométrie dans leur pratique quotidienne. La réunion de restitution organisée en fin d’étude a permis d’attribuer ces difficultés au manque de temps (15 minutes en moyenne sont nécessaires pour réaliser l’examen) et aux difficultés d’organisation (nécessité fréquente de reconvoquer le patient). Le développement de nouvelles formes d’exercice (maisons de santé, délégation de tâche) pourrait faciliter une plus large intégration de ce dépistage en soins primaires.

Bouharaoua S, et al. Spirométrie et repérage précoce de la BPCO en médecine générale. Retour d’expérience d’une étude de faisabilité en zone semi-rurale. Revue des Maladies Respiratoires (2017), ht

Article paru sur Univardis du 27 Oct 2017

Mise à jour le Samedi, 11 Novembre 2017 16:07

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