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SAOS - PPC - COEUR

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Effet du traitement par Pression Positive Continue (PPC) sur la fonction diastolique du ventricule gauche (VG) : un essai clinique randomisé, avec placebo.

 SHIM C. Y. et al.        Eur Respir J    2018    51        2          1701774

 L’effet de la PPC sur la fonction diastolique du VG par rapport à un traitement factice a été effectué chez 52 patients assignés de façon randomisée à recevoir soit la PPC soit un traitement factice pendant 3 mois.

 Après 3 mois de traitement, la PPC a augmenté significativement la vitesse eu début de diastole de l’anneau mitral par rapport au traitement factice (0,65±1,70 vs 0,61± 1,85 cm/s ; p=0,014). La vitesse de l’onde pulsatile, la pression sanguine diastolique (PSD) moyenne sur 24h, la PSD nocturne, l’index d’élastance artérielle et l’index du couplage ventriculaire – vasculaire après 3 mois de suivi ont diminué significativement dans le groupe PPC.

 En conclusion, chez les patients souffrant de SAOS sévère, le traitement par PPC pendant 3 mois a amélioré la fonction diastolique du ventricule gauche plus que le traitement factice et a été accompagné d’améliorations de l’épaisseur artérielle et du couplage ventricule- vaisseau.

 (Commentaire :

 C. Krespine

Mise à jour le Dimanche, 08 Avril 2018 22:45

Sauver le BCG, en réveillant des souches vaccinales centenaires

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Pour sauver le BCG, les chercheurs de l'Institut Pasteur de Lille tentent de réveiller des souches vaccinales centenaires

Après un siècle de dérive génétique, les souches vaccinales du BCG ne sont plus en mesure de lutter efficacement contre l'épidémie mondiale de tuberculose. Le « Quotidien » a rencontré les microbiologistes de l'institut Pasteur de Lille, alors qu'ils réalisent une expérience historique : ouvrir les tubes scellés il y a un siècle par Albert Calmette et Camille Guérin. Leur objectif : analyser leur génome pour sauver le BCG.

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Les six tubes conservés au musée de l'Institut Pasteur de Lille

C'est avec une délicatesse d'horloger, Philip Supply retire le bouchon de cire et écarte soigneusement le coton et la cassante feuille de cellophane centenaire.

Tendu mais calme, ce directeur de recherche du centre d'infection et d'immunité de Lille frotte le voile blanc recouvrant la surface vitrée. « C'est une grande responsabilité », confiait-il au « Quotidien », quelques heures avant ce délicat prélèvement des souches originelles de mycobacterium tuberculosis, enfermées par les Pr Albert Calmette et Camille Guérin entre 1909 et le début des années 1920. Cela faisait plus d'un siècle que ces bactéries, ou ce qu'il en reste, attendent, asséchées et tapies dans un mélange de pomme de terre, de bile de bœuf et de glycérol.

C'est en atténuant patiemment ces souches que les 2 légendaires chercheurs ont obtenu la version originale du BCG qui a permis d'immuniser 3 milliards de personnes et sauver des centaines de millions de vies humaines. « Peu de chercheurs peuvent se vanter d'avoir sauvé autant de vies humaines », insiste le Pr Patrick Berche, directeur général de l'Institut Pasteur de Lille pour qui l'ouverture de ces tubes restera « un moment très émouvant ».

Sa place est dans un musée !

Ces souches, et les tubes qui les contiennent, constituent de véritables trésors nationaux. Plus tôt dans la journée, ils ont parcouru dans des caissons étanches sécurisés les 200 m qui séparent le laboratoire P2 de Philippe Supply et leur lieu d'exposition : le musée de l'institut Pasteur de Lille. La manipulation en elle-même se déroule dans une hotte de sécurité de classe 3 dont le but n'est pas tant de protéger le manipulateur que de prémunir l'intérieur du tube contre les contaminants extérieurs.

Une fois l'écouvillon récupéré, Philip Supply l'introduit prestement dans un tube neuf et casse son extrémité. Les tubes d'origine sont minutieusement refermés, toujours sous hotte, avant de franchir le sas de sécurité et de retourner dans l'espace d'exposition. Les chercheurs vont, dans un premier temps, tenter de remettre les antiques bactéries prélevées en culture. « On n'est pas certain d'y parvenir, elles sont dans un état de dessiccation total », reconnaît Patrick Supply. À défaut de les ramener à la vie, les microbiologistes vont tenter une extraction de matériel génétique. Là encore, il n'est pas garanti qu'une quantité suffisante d'ADN en bon état pourra être récupérée.

Comprendre la dérive génétique

Mais s'ils y parviennent : Jackpot ! Les chercheurs lillois étudieront le génome de ces souches et leur capacité de protection vaccinale, puis les compareront aux souches actuelles de BCG. Ces dernières ont accumulé un grand nombre de mutations depuis 1924, date à laquelle Albert Calmette a diffusé son bacille atténué aux médecins du monde entier. « On pense que ces mutations ont pu réduire le pouvoir protecteur des souches vaccinales », poursuit Philip Supply. Cette dérive génétique expliquerait pourquoi les souches vaccinales actuelles « ne protègent pas de façon optimale contre les formes pulmonaires de tuberculose de l'adulte, les plus contagieuses », estime-t-il.

Afin de produire le BCG d'origine, les Pr Calmette et Guérin ont remis ces mycobacterium en culture des centaines de fois, jusqu'à ce qu'ils soient suffisamment atténués. Sur les 6 tubes conservés au musée, 2 contiennent la souche parentale d'origine et les 4 autres correspondent aux souches obtenues après 20, 30, 40 et 272 passages en culture. La comparaison des génomes de ces souches va permettre d'identifier les gènes et les fonctions responsables de la perte de virulence.

Le Pr Patrick Berche espère ainsi qu'il sera possible de « mimer le mécanisme d’atténuation et repartir d'une souche très virulente actuelle pour obtenir une souche vaccinale efficace ». L'analyse génomique sera réalisée avec l'aide de l'entreprise de biotechnologie Genoscreen, installée sur le campus de l'institut, où le Patrick Supply officie comme consultant.

Plusieurs années de travail en vue

Avec 1,7 million de morts par an, dont une centaine en France, la tuberculose tue plus que le sida ou le paludisme. « Il existe des souches résistantes à tous les antibiotiques responsables de 160 000 morts chaque année dans le monde. Elles restent pour l'instant confinées à quelques pays pauvres, mais il faut s'attendre à les voir augmenter », s'alarme le Pr Berche. D'ici quelques mois, les équipes de l'institut Pasteur de Lille sauront si leur expérience est un succès. L'analyse des données prendra 1 ou 2 ans supplémentaire, mais une éventuelle amélioration des vaccins, nécessitera sans doute une dizaine d'années.

Article de Damien Coulomb. Paru sur le quotidien du médecin le 23.03.2018

Mise à jour le Mercredi, 28 Mars 2018 22:59

BPCO - Corticoïdes inhalés - Fractures

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Utilisation à long terme des corticoïdes inhalés (CI) dans la BPCO et risque de fracture.

Gonzalez A. V. et al.   Chest  2018    153      2          321      328

http://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)31243-6/fulltext

 

Pour évaluer si la prise à long terme de CI chez les patients souffrant de BPCO augmente le risque de fractures de hanche ou des membres supérieurs, et les différences selon le sexe, les bases de données du Québec sur les soins de santé ont été utilisées pour former une cohorte de 1990 à 2005 suivis jusqu’en 2007.

Dans la cohorte de 240 110 sujets, 19 396 ont subi une fracture au cours d’une période moyenne de 5,3 ans (taux de 15,2/1000/an). Toute utilisation de CI n’a pas été associée à une augmentation du nombre de fracture (RR : 1,00). Le nombre de fracture a augmenté avec plus de 4 ans de prise de CI avec des doses quotidiennes de 1 000 µg équivalents fluticasone (RR : 1,10). Cette augmentation du risque n’a pas différé entre hommes et femmes.

Au total, la prise à long terme de fortes doses de CI est associée à une augmentation modeste du risque de fracture de hanche et des membres supérieurs chez les patients souffrant de BPCO. Cette augmentation dose-durée du risque ne semble pas plus élevée chez la femme.

(Commentaire :

C. Krespine

Mise à jour le Lundi, 26 Mars 2018 20:27

Asthme - Hypersécrétion - Voies aériennes

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L’hypersécrétion muqueuse dans l’asthme est associée à une rhinosinusite, des polypes et des exacerbations.

Martinez-Rivera C. et al.       Respir Med     2018    135      Feb      22        28

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611117304316

 

Pour déterminer les caractéristiques spécifiques des asthmatiques souffrant d’hypersécrétion bronchique, 142 asthmatiques dont 21,8% d’hommes d’ge moyen 49,8 ans ont été suivis prospectivement pendant 1 an. L’hypersécrétion muqueuse a été classé dans 7 catégories : production quotidienne des expectorations et expectorations fréquentes mais non quotidienne. Les variables cliniques et de la fonction pulmonaire associées à l’hypersécrétion muqueuse ont été évaluées par analyse de régression logistique multiple.

La toux quotidienne a été rapportée chez 28,9% des patients et la production d’expectoration quotidienne, ou la plupart des jours, chez 52,1%. Les patients avec hypersécrétion muqueuse avaient plus de dyspnée, un plus mauvais contrôle de l’asthme et qualité de vie. Ils souffraient de plus d’exacerbations et présentaient une anosmie associée à une rhinosinusite chronique et une polypose nasale plus fréquemment. Les facteurs associés à l’hypersécrétion muqueuse étaient l’anosmie, une exacerbation ou plus l’année précédente et un VEMS/CVF<70% lors  de la  premièr  définition  l'hypersécrétion  et  une  anosmie, un  mauvais contrôle  asthme.

Il est conclu que l’hypersécrétion muqueuse est fréquente chez les asthmatiques. Elle est associée à une atteinte des voies aériennes supérieure, une obstruction bronchique, un mauvais contrôle de l’asthme et plus d’exacerbations.

(commentaire : c’est normal puisque l’asthme c’est en fait l’incapacité pour la personne de neutraliser son inflammation des voies aériennes )

C. Krespine

Mise à jour le Lundi, 26 Mars 2018 20:26

BPCO - Nutrition - Sarcopénie

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Évaluation de la nutrition et de la sarcopénie chez les patients souffrant de BPCO selon les critères diagnostiques internationaux et évaluation des variables de l’analyse de l’impédance bioélectrique (AIB) brute.

 BLASIO F. et al.        Respir Med     2018    134      1          1-5

 Pour déterminer la prévalence de la malnutrition et la sarcopénie chez les patients souffrant de BPCO tels qu’ils sont définis par les critères diagnostiques internationaux et déterminer leur relation avec les variables de l’AIB brut, 263 patients BPCO dont 185 hommes et 78 femmes ont eu à la fois, un examen clinique et des mesures respiratoires, anthropométriques, des variables brutes de l’AIB, de la force du poignet, de la vitesse de marche sur 4m et biochimiques.

La prévalence globale de la malnutrition et sarcopénie a été respectivement de 19,8% et 24% , augmentant avec la sévérité de la maladie. La prévalence de la sarcopénie a été significativement plus élevée chez les patients souffrant de malnutrition (71,2% vs 12,3%), spécialement chez ceux avec inflammation systémique (85,7% vs 61,3%). Les patients dénutris avec sarcopénie avaient une réduction significative de l’IMC, de la masse graisseuse libre et de la force du poignet par rapport aux patients sans sarcopénie. Finalement le rapport d’impédance augmentait significativement et l’angle de phase diminuait chez les patients avec sarcopénie sévère et chez les patients cachectiques.

Au total, une prévalence relativement élevée de malnutrition et sarcopénie a été trouvée chez les patients BPCO en appliquant les critères des standards internationaux, avec quelques divergences entre les deux diagnostics. De plus, des nettes modifications dans les variables de l’AIB ont été observées chez les patients dénutris avec inflammation et sarcopénie.

(Commentaire :certes mais les obèses sont loin d’être rares dans la BPCO)

C. Krespine

Mise à jour le Dimanche, 11 Mars 2018 06:55

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