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Le fleuve non tranquille de l’asthme pédiatrique au cours de la vie adulte

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L’asthme peut disparaître au cours de la vie dans environ un-tiers des cas, notamment au cours de l’enfance. Des facteurs pronostiques de cette rémission ont été déterminés par différentes études. En revanche, il n’est pas rare que l’asthme puisse ressurgir plus tard ; jusqu’à présent, les facteurs prédictifs qui permettraient de déterminer un risque de réapparition à l’âge adulte ne sont pas déterminés. Dans une lettre à l’éditeur parue dans la revue de l’European Respiratory Journal, des auteurs néerlandais ont conduit une étude à long terme d’un groupe d’enfants afin de disposer de quelques éléments de réponse.

Méthodologie

  • La cohorte d’enfants qui était suivie au cours du temps avait été formée entre 1972 et 1976 en groupant 406 sujets souffrant d’asthme persistant pris en charge dans le centre investigateur (University Medical Center Groningen) et ayant bénéficié de questionnaires médicaux et de différents tests (EFR, allergie, analyse sanguine, hyperréactivité bronchique...). Ces patients avaient ensuite été réévalués entre 1987 et 1989 (285 patients d’âge moyen 25 ans), puis entre 2013 et 2014 (102 patients d’âge moyen 49 ans).

  • La rémission clinique était définie par l’absence de symptômes et l’absence de prise de traitements antiasthmatiques dans l’année précédant l’inclusion, indépendamment de la mesure de l’hyperréactivité bronchique. La rémission complète était définie par une rémission clinique assortie d’un test d’hyperréactivité bronchique nul et d’un test VEMS normal.

  • L’association entre les différents paramètres recensés lors de l’enfance et l'asthme aux visites 2 (1987-89) et 3 (2013-14) était étudiée par régression logistique multivariée après ajustement sur le sexe et l'âge à la visite 1.

Résultats

  • Lors de la visite initiale, 209 des 406 enfants présentaient une hyperréactivité bronchique.

  • À l’âge de 25 ans et de 49 ans, respectivement 7% et 10% des patients ayant rempli les questionnaires et n’ayant pas été perdus de vue présentaient une rémission complète de l’asthme.

  • Au total, 63 sujets ont bénéficié d’une évaluation complète lors des deux visites de suivi : parmi ceux qui présentaient un asthme persistant à la visite 2, 15 (9%) et 4 (8%) ont présenté une rémission clinique et une rémission complète lors du dernier suivi. Parallèlement, 36% de ceux qui avaient présenté une rémission clinique ou complète lors de la visite 2 souffraient à nouveau d’asthme à 49 ans.

  • Le fait de présenter des sifflements lors des rhumes, d’avoir des antécédents maternels atopiques, d’avoir présenté une pneumonie et d’avoir un VEMS inférieur à 80% de la valeur prédite au cours de l’enfance constituaient des facteurs pronostiques péjoratifs de rémission (clinique ou complète) à la visite 2. Si les enfants ayant des antécédents maternels atopiques avaient moins de chance de présenter une rémission à l’âge de 25 ans que les autres, aucun lien n’a été identifié concernant l’atopie paternelle.

  • À l’inverse, le fait d’avoir été allaité plus de 6 mois, de vivre dans une maison humide ou poussiéreuse, d’avoir des antécédents familiaux de maladie cardiaque ou de leucémie étaient associés à une rémission clinique ou complète à la visite 2. Le fait d’avoir été allaité plus de 6 mois et d’avoir eu un animal domestique dans l’enfance était aussi associé à la rémission à l’âge de 49 ans.

Limitations

Le taux de perdus de vue entre les visites 1, 2 et 3 impose d’interpréter ces données avec prudence.

À retenir

Le taux de rémission complète observé dans cette étude était particulièrement bas, notamment par rapport à une autre étude de suivi à long terme déjà parue: ceci pourrait être lié à l’absence des tests de VEMS et d’hyperréactivité bronchique aux différents âges adultes auxquels les réévaluations ont été conduites. Après 39 ans de suivi, la rémission de l’asthme persistait chez 11% des enfants suivis. Ceux qui avaient une rémission stricte à 25 ans avaient 75% de chances de maintenir cet état à la troisième visite. La confirmation de ces résultats par des études de plus large envergure est désormais nécessaire.

Accéder au texte complet en anglais : http://erj.ersjournals.com/content/49/6/1601974

Mise à jour le Dimanche, 25 Juin 2017 09:42

Fruits - BPCO - Risques

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Consommation de fruits et légumes et risque de BPCO : une étude prospective de cohorte d'hommes.

KALUZA J. et al.Thorax 2017 72 6 500 09

http://thorax.bmj.com/content/72/6/500

L'association entre consommation de fruits et légumes et risque de BPCO par le tabagisme chez l'homme a été déterminée à partir d'une cohorte prospective de 44 335 hommes âgés de 45-79 ans.

Au cours d'un suivi moyen de 13,2 ans, 1 918 cas incident de BPCO ont été constatés. Une association inverse étroite entre consommation totale de fruit et légumes et BPCO a été observée chez les fumeurs mais pas chez les non-fumeurs. Le taux d'incidence standardisé par 100 000 personnes/an dans le quintile le plus bas (³ 5,3 portions/jour), le taux d'incidence standardisé a été respectivement de de 546 et 255 par 100 000 personnes/an. Le rapport de risque (HR) de BPCO en comparant les quintiles extrêmes de consommation totale de fruits et légumes a été de 0,60 chez les fumeurs habituels et 0,66 chez les ex-fumeurs. Chaque augmentation par jour d'une portion de consommation totale de fruits et légumes a diminué le risque de BPCO significativement de 8% chez les fumeurs habituels et de 4% chez les ex-fumeurs.

Au total, ces résultats montrent qu'une consommation de fruits et légumes est associée a une réduction de l'incidence de la BPCO à la fois chez les fumeurs habituels et ex-fumeurs mais non chez les non-fumeurs.

C. Krespine


Mise à jour le Mardi, 20 Juin 2017 19:50

Asthme - Rhinosinusite - Periostine

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Périostine sérique comme biomarqueur de la comorbide rhinosinusite chronique chez les asthmatiques.

ASANO T.et al.Ann Am Thorac Soc 2017 14,5 , 667-675

http://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201609-720OC

 

Pour rechercher l'utilité de la périostine, protéine de la matrice cellulaire impliquée dans la physiopathologie de la rhinite allergique, de la rhinosinusite chronique (RSC) et de l'asthme, comme biomarqueur diagnostique des atteintes des voies aériennes supérieures (VAS) dans l'asthme, 65 asthmatiques stables ont été enrôlés dont 20 sans atteinte des VAS, 22 souffrant de rhinite, et 23 de rhinosinusite chronique (13 avec polypose nasale et 10 sans). La périostine sérique, l'éotaxine, les IgE totales, la fraction expirée du NO et les taux d'éosinophiles sanguin et expectorés ont été mesurés et comparés entre les sous types d'atteintes des VAS.

Les taux de périostine sérique ont été plus élevés chez les asthmatiques qui avaient une RSC (109,6 ± 47,4 ng/mL) que ceux sans atteinte des VAS (83,2 ± 22,9 ng/mL. Les taux de périostine sérique n'étaient pas associés à la présence ou la sévérité de la rhinite. En revanche, les analyses par courbe ROC ont montré une fiabilité diagnostique modérée pour détecter une RSC (AUC : 0,71). et une forte fiabilité pour la RSC avec polypose nasale (AUC : 0,86). Quand ont été comparé les asthmatiques avec comorbidités une RSC et une polypose nasale avec les asthmatiques sans ces comorbidités, il a été trouvé que la périostine sérique a été le seul biomarqueur parmi tous ceux testés pour détecter la présence de polypes nasaux. La périostine sérique a été également le seul biomarqueur qui a été corrélé significativement au score de Lund-Mackay (score pour les sinus en TDM) chez les patients souffrant de RSC.

Au total, la périostine sérique est utile pour détecter une RSC avec polypose nasale et prédire la sévérité radiologique de la RSC chez les asthmatiques.

(Commentaire :

C. Krespine

Mise à jour le Dimanche, 21 Janvier 2018 11:16

Chirurgie thoracique - Période post opératoire - Voyage en avion

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Innocuité d'un voyage en avion dans la période postopératoire immédiate après résection pulmonaire anatomique.

Pour déterminer si un voyage par avion dans la période postopératoire immédiate est associée à une augmentation de la morbidité ou mortalité, un questionnaire a été envoyé à 1 833 patients et 817 ont répondu (taux de réponse : 44,6%).

Un total de 96 répondeurs (11,8%) ont pris l'avion (distance moyenne : 1 783km – entre 486 – 9684km) par rapport aux 278km (moyenne 1-2618 km) pour les 721 répondeurs (88,2%) qui ont fait un voyage par la route. Les patients de sexe masculin ont pris plus l'avion que les femmes (14,4% vs 9,3%). Autrement, aucune différence significative n'a été observée entre les 2 groupes. La durée moyenne de l'hospitalisation a été de 5 jours à la fois dans le groupe ayant pris l'avion (moyenne : 1-25 jours) et dans le groupe transport routier (moyenne : 1-42 jours). Il n'y a eu aucune mortalité en rapport avec le voyage après la sortie de l'hôpital. Les taux de complication majeure après sortie de l'hôpital pour ceux ayant pris l'avion et ceux ayant voyagé par la route ont été respectivement de 8,3% et 7,8% (P = ,87).

Au total, les complications globales majeures sont rares dans la période immédiate qui suit la sortie hospitalière après résection pulmonaire. Un voyage en avion au cours de cette période n'a été associé à aucune augmentation significative du risque de complications par rapport aux transport habituels par la route, et semble être une option sans danger pour les patients après ablation du drain thoracique.

Krespine

Pour lire l'article complet : http://www.jtcvsonline.org/article/S0022-5223%2817%2930020-X/fulltext

Abstract

Objective

The study objective was to determine whether air travel in the immediate postoperative period after anatomic pulmonary resection is associated with increased morbidity or mortality.

Methods

All patients undergoing anatomic pulmonary resection at the Mayo Clinic (2005-2012) were identified and sent surveys querying their mode of transportation home after hospital dismissal and any complications encountered during or shortly after this travel. This included pneumonia, hospital readmission, deep venous thrombosis/pulmonary embolism, and specific pleural complications (pneumothorax, empyema, or chest tube placement). We compared the results of patients returning home by conventional ground travel with the results of patients using air travel.

Results

Surveys were sent to 1833 patients, and 817 responded (44.6% response rate). A total of 96 responders (11.8%) used air travel (median distance, 1783km; range, 486-9684km) compared with 278km (range, 1-2618km) for the 721 responders (88.2%) using ground travel (PP=.02). Otherwise, no significant differences were observed between the 2 groups. The median duration of hospitalization was 5days in both groups using air travel (range, 1-25days) and ground travel (range, 1-42days) (P= .83). There was no mortality due to postdismissal travel. The rates of major complication after hospital dismissal for those using air and ground travel were 8.3% and 7.8%, respectively (P=87).

Conclusions

Overall major complications are rare in the immediate posthospital dismissal period after lung resection. Air travel during this period was not associated with any significant increase in risk of complications when compared with conventional ground transportation and seems to be a safe option for patients after chest tube removal.

Mise à jour le Dimanche, 11 Juin 2017 17:04

Définition du syndrome de chevauchement Asthme-BPCO: Une étude basée sur la population

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Lien pour lire l'article intégral en Anglais : http://erj.ersjournals.com/content/49/5/1602008

Définition du syndrome de chevauchement Asthme-BPCO: Une étude basée sur la population


Le syndrome de chevauchement de la maladie Broncho-pulmonaire obstructive chronique (COPA) associée à l'asthme semble être un phénotype clinique important, mais des définitions multiples ont été proposées. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer l'effet de différentes définitions de l'ACOS sur la prévalence, les caractéristiques des patients et les exacerbations.

5675 personnes âgées de 45 à 65 ans, avec 846 patients atteints de BPCO, ont été incluses dans l'étude Pays-Bas d'épidémiologie de l'obésité entre 2008 et 2012 et suivies pour une médiane de 1,8 ans. L'ACOS a été définie par des critères de consensus récents et cinq autres définitions, basées sur le registre, les questionnaires et la fonction pulmonaire.

 La prévalence d'ACOS dans la population d'asthme / MPOC variait entre 4,4% et 38,3% selon la définition utilisée. L'accord entre ACOS auto-déclarée et basé sur le registre était de 0,04 et 0,41 lorsque la fonction pulmonaire (volume expiratoire forcé en 1 s (FEV1) / capacité vitale forcée (FVC) <0,7) a été ajoutée. Avec le registre ou l'auto-rapport défini ACOS, seulement 51% et 33% avaient FEV1 / FVC <0,7. Les caractéristiques des patients étaient similaires, mais la durée de l'asthme était plus longue avec une auto-déclaration comparée à l'ACOS basée sur le registre (différence moyenne de 22 ans (IC 95% 12-33). Le risque d'exacerbation était le plus élevé avec l'ACOS basée sur le registre par rapport à l'asthme (taux d'incidence ajusté 1,6 (IC 95% 1,2-2,1)).

Cette étude apporte des connaissances importantes sur l'accord entre les définitions d'ACOS et leur relation avec les exacerbations. Étant donné le faible accord, les différences de prévalence, les caractéristiques du patient et le risque d'exacerbation, un consensus sur la définition d'ACOS dans différents contextes de soins est urgent.

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