Tuberculose: un nouveau test rapide permet un meilleur diagnostic

L’utilisation d’un nouveau test rapide de détection de la tuberculose permet d’améliorer le diagnostic de la maladie et la mise en route du traitement, selon une étude rendue publique dans la revue médicale britannique The Lancet.

Intitulé Xpert MTB/RIF, ce nouveau test permet de détecter le bacille de Koch en moins de deux heures, contre plusieurs semaines pour la méthode traditionnelle qui combine l’observation microscopique des crachats et une radiographie du thorax.

Comme il permet de détecter en même temps la résistance à la rifampicine, le principal traitement antituberculeux actuel, il a reçu le feu vert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2011 pour tester des patients séropositifs ou susceptibles de développer une tuberculose résistante.

Pour mesurer l’efficacité du test rapide en « situation réelle », des chercheurs dirigés par le Pr Keertan Dheda, de l’Université du Cap en Afrique du sud, ont soumis un premier groupe de quelque 700 personnes suspectées d’avoir la tuberculose au test rapide et un second groupe de 700 malades potentiels à l’observation microscopique des crachats.

Le test rapide s’est avéré plus efficace pour diagnostiquer les cas de tuberculose confirmés ensuite par une culture positive, en repérant 83% d’entre eux contre seulement 50% détectés grâce au prélèvement des crachats. Il a également permis de débuter plus rapidement un traitement soit 52% dès le premier jour contre 35% et de réduire de moitié le nombre de patients tuberculeux abandonnant leur traitement (8% contre 15%). Malgré des traitements instaurés plus tardivement et moins bien suivis dans le second groupe, l’évolution de la maladie était globalement la même deux et six mois plus tard.