La fibrose pulmonaire idiopathique : une maladie infectieuse ?

 

Cette étude a analysé chez 70 patients le microbiome pulmonaire associé à une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) et inclus dans l’étude américaine COMET. Le microbiome consiste en l’analyse de l’ensemble des espèces microbiennes présentes au niveau d’un environnement particulier. Il s’agit d’un domaine en pleine expansion, analysant notamment les interactions entre l’hôte et l’environnement microbien en situation normale et pathologique.

Les critères d’inclusion dans cette étude étaient un diagnostic de FPI datant de moins de 4 ans, porté sur un aspect typique au scanner thoracique ou sur une biopsie pulmonaire chirurgicale. L’analyse du microbiome a été réalisée sur les lavages broncho-alvéolaires (LBA), comprenant des techniques de biologie moléculaire associées à des analyses mathématiques et statistiques permettant de déterminer le microenvironnement microbien présent au niveau de ces LBA.

Ces analyses ont permis de mettre en évidence une variabilité importante des espèces bactériennes présentes au niveau des LBA. Les espèces bactériennes identifiées associées à la FPI étaient principalement les suivantes : Veillonella, Prevotella, Escherichia, Pseudomonas et Porphyromonas.

L’implication potentielle de cet environnement microbien dans la physiopathologie de la FPI, et notamment dans la progression de la FPI, nécessite des analyses complémentaires. L’analyse du microbiome dans le cadre de la FPI (également en cours dans d’autres pathologies respiratoires chroniques) pourrait permettre d’identifier de nouvelles pistes pour la compréhension de la physiopathologie complexe de cette maladie, notamment sur le versant des interactions hôte-microenvironnement microbiologique.

 

ATS 2013 – 21 Mai
DESLEE M.K. Han et al., abstract A3769
Par Gaëtan