Intérêt de la mesure du NO expiré dans la prise en charge des patients asthmatiques : résultats d’un

Intérêt de la mesure du NO expiré dans la prise en charge des patients asthmatiques : résultats d’une étude préliminaire réalisée au Vietnam

Par le Dr Sy Duong-Quy (hôpital Cochin, Paris), communication orale 6-A6


Cette étude, coordonnée par des pneumologues français et réalisée dans une ville de moyenne importance au Vietnam, montre que l’utilisation de la mesure de la concentration fractionnaire de monoxyde d’azote dans l’air expiré (FENO) dans le suivi d’un asthme permet de réduire la dose quotidienne de corticoïde inhalé et le nombre de prises journalières de bronchodilatateurs à action rapide chez les patients asthmatiques. Fort logiquement, le coût du traitement lié à l’asthme est également réduit chez ces patients.
Cent soixante-deux patients ayant un asthme non contrôlé et ne recevant pas de corticothérapie inhalée ont été répartis en 3 groupes selon 3 protocoles de prise en charge. Le premier groupe de patients (n = 48, âge moyen : 41 ± 20 ans, FENO = 52 ± 12 ppb) était suivi selon les recommandations du GINA (1), le deuxième groupe (n = 64, âge moyen : 39 ± 21 ans, FENO = 54 ± 18 ppb) selon les recommandations du GINA et les variations de la FENO. Enfin, l’adaptation thérapeutique du troisième groupe de patients (n = 50, âge moyen : 36 ± 17 ans, FENO = 53 ± 16 ppb) était uniquement basée sur les variations de la FENO.
Le contrôle total de l’asthme a été obtenu au bout de 3 mois chez les patients des 3 groupes. Au 9e et au 18e mois, les patients ayant bénéficié du suivi thérapeutique selon le GINA associé aux variations de la FENO ont reçu la dose moyenne de corticoïde inhalé la plus faible, correspondant au coût thérapeutique le plus bas. Il existe une corrélation significative entre la variation de la FENO, les doses de corticoïde inhalé et le recours aux β2-agonistes à action rapide (figure).
Les résultats préliminaires de cette étude sont en faveur de l’inclusion de la mesure du NO expiré dans la prise en charge des patients asthmatiques dans les pays émergents, où les explorations fonctionnelles respiratoires ne sont que rarement couplées à un test d’hyperréactivité bronchique et/ou à une mesure des débits et volumes pulmonaires par pléthysmographie corporelle