pneumopathies virales

Généralités :

Elles sont fréquentes le plus souvent bénignes.

Elles peuvent être graves chez l’immunodéprimé voire même chez l’adulte sain si elles sont source d’un œdème lésionnel.

Agents responsables : Il existe des virus à tropisme respiratoire essentiel :

  • myxovirus infulenzae et parainfluenzae.
  • adénovirus.
  • VRS (virus respiratoire syncytial),
  • Entérovirus.
  • coxaki virus.

Et des virus à tropisme respiratoire occasionnel (au cours des immunodépressions) : zona, CMV, rougeole, varicelle, herpes.

 

Tableau clinique :     Les pneumopathies virales répondent à un certain nombre de critères :

  • caractère épidémique : habituellement automno-hivernale.
  • richesse des signes fonctionnels contrastant avec la pauvreté des signes cliniques
  • évolution rapide habituellement favorable en 4-6 jrs
  1. Le début
    1. 1.montée relativement progressive de la fièvre (39°-40°) par rapport à la pneumopathie bactérienne
    2. 2.signes d’inflammation de l’arbre respiratoire supé: catarrhe rhinopharyngé, oculaire.
    3. 3.céphalées, myalgies, arthralgies.
    4. 4.Toux sèche, incessante, tenace, pénible, douloureuse.
    5. 5.Sensation de malaise général.
    6. 6.Douleur thoracique diffuse.
    7. L’examen clinique est à l’opposé:
  • Sibilants, ronchus si la participation bronchique est dominante.
  • Présence de quelques râles en cas de condensation.
  1. Évolution

Peut laisser une toux sèche et une asthénie pendant quelques jours.

  1. La radiologie
  2. Elle s’oppose à l’image de la condensation alvéolaire due aux atteintes bactériennes (type pneumonie à pneumocoque)

 

La biologie :

  • VS toujours élevée > 100 mm 1ère heure
  • Leuco-neutropénie.
  • La mise en évidence du virus est difficile est sans intérêt pratique.
  • Une séroconversion virale est un argument de faible intérêt (ni spécifique ni sensible)

 

Evolution, complications :

  • L’évolution est habituellement favorable en 4-6 jrs
  • Cependant des complications peuvent survenir à type de :
  • surinfection broncho-pulmonaire bactérienne.
  • épanchement pleural, ou péricardique.
  • Méningite à liquide clair.
  • Les séquelles sont rares, on a signalé parfois des bronchectasies

 

Traitement :

Il est purement symptomatique associant :

  • Des antipyrétiques.
  • Des antitussifs.
  • Des antalgiques.
  • Vitamine C.
  • Réhydratation chez le vieillard.
  • Les antibiotiques ne sont indiqués qu’en cas de surinfection

 

Le traitement préventif pour le virus de la grippe repose sur la vaccination :

Elle est recommandée chez les sujets âgés, cardiaques ou insuffisants respiratoires

Il s’agir d’un vaccin constitué de souches adaptées au contexte épidémiologique.

Les seules contre-indications sont les exceptionnelles allergies aux protéines de l’œuf et les états infectieux évolutifs