Asthme – Hypersécrétion – Voies aériennes

L’hypersécrétion muqueuse dans l’asthme est associée à une rhinosinusite, des polypes et des exacerbations.

Martinez-Rivera C. et al. Respir Med 2018 135 Feb 22 28

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611117304316

Pour déterminer les caractéristiques spécifiques des asthmatiques souffrant d’hypersécrétion bronchique, 142 asthmatiques dont 21,8% d’hommes d’ge moyen 49,8 ans ont été suivis prospectivement pendant 1 an. L’hypersécrétion muqueuse a été classé dans 7 catégories : production quotidienne des expectorations et expectorations fréquentes mais non quotidienne. Les variables cliniques et de la fonction pulmonaire associées à l’hypersécrétion muqueuse ont été évaluées par analyse de régression logistique multiple.

La toux quotidienne a été rapportée chez 28,9% des patients et la production d’expectoration quotidienne, ou la plupart des jours, chez 52,1%. Les patients avec hypersécrétion muqueuse avaient plus de dyspnée, un plus mauvais contrôle de l’asthme et qualité de vie. Ils souffraient de plus d’exacerbations et présentaient une anosmie associée à une rhinosinusite chronique et une polypose nasale plus fréquemment. Les facteurs associés à l’hypersécrétion muqueuse étaient l’anosmie, une exacerbation ou plus l’année précédente et un VEMS/CVF<70% lors de la premièr définition l’hypersécrétion et une anosmie, un mauvais contrôle asthme.

Il est conclu que l’hypersécrétion muqueuse est fréquente chez les asthmatiques. Elle est associée à une atteinte des voies aériennes supérieure, une obstruction bronchique, un mauvais contrôle de l’asthme et plus d’exacerbations.

(commentaire : c’est normal puisque l’asthme c’est en fait l’incapacité pour la personne de neutraliser son inflammation des voies aériennes )

C. Krespine