Hypertension pulmonaire : vers une nouvelle définition et une nouvelle classification ?

Lors du dernier congrès mondial de l’hypertension pulmonaire à Nice en 2018 (6th World Symposium on Pulmonary Hypertension), les définitions hémodynamiques et la classification clinique de l’hypertension pulmonaire ont été révisées(1). Nous en synthétisons ici les principales modifications. En attendant qu’elles soient définitivement validées, les recommandations européennes ERS/ESC 2015 restent valides(2).

L’une des principales modifications apportées par les experts internationaux concerne la définition de l’hypertension pulmonaire (HTP). Celle-ci a été définie par une pression artérielle pulmonaire moyenne (PAPm), mesurée lors d’un cathétérisme droit, supérieure ou égale à 20 mmHg au repos, alors qu’elle était jusqu’à présent de 25 mmHg, sachant que l’on considère qu’une PAPm normale au repos se situe à 14 ± 3 mmHg.
En revanche, les données disponibles ne sont pas suffisantes pour définir l’HTP d’effort, en termes de PAPm et/ou de résistance vasculaire pulmonaire (RVP).
Sur le plan hémodynamique, l’hypertension pulmonaire précapillaire pulmonaire se définit désormais par l’association d’une PAPm > 20 mmHg, une pression artérielle pulmonaire d’occlusion ≤ 15 mmHg et une RVP ≥ 3 unités Wood. Ces caractéristiques se retrouvent dans les groupes 1, 3 et 4 de la classification (tableau 1). Lire la suite