Asthme – Enfant – Mastocytes

Les mastocytes sont associés aux exacerbations et à l’éosinophilie chez les enfants souffrant d’asthme sévère.

LEZMI G. et al. Eur Respir J.2016; 48,5-1320-1328

http://erj.ersjournals.com/content/48/5/1320

L’implication des mastocytes des voies aériennes dans l’asthme sévère et leurs relations avec les paramètres cliniques, fonctionnels, inflammatoires et le remodelage ont été étudiés par biopsies bronchiques chez 36 enfants de 5-18 ans souffrant d’asthme sévère et/ou de symptômes quotidiens l’année précédente (groupe symptomatique) et 12 avec peu de symptômes et un aspect d’obstruction persistant (groupe pauci symptomatique). Il a été inclus 9 enfants non asthmatique comme sujets témoins.

Le nombre de mastocytes sous muqueux a été plus élevé dans le groupe symptomatique que dans le groupe pauci symptomatique (p=0,02). Le nombre de mastocytes sous muqueux a été corrélé au nombre d’exacerbations sévères (p=0,02). Il y a eu des corrélations positives entre le nombre de mastocytes sous muqueux

Il est conclu que les mastocytes sont associés aux exacerbations sévères et à l’inflammation éosinophile sous muqueuse chez l’enfant souffrant d’asthme sévère.

(Commentaire :

C. Krespine

Asthme – Contrôle – Qualité de Vie

Les sujets avec asthme bien contrôlé ont une qualité de vie en rapport avec la santé semblable à celle des sujets non asthmatiques.

JANSSON S-A et coll. Respir Med.2016,120-Novembre,64-69

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611116302529

La qualité de vie parmi les asthmatiques avec rhinite a été étudiée à partir d’une cohorte choisie de façon randomisée invitée à participer à un suivi par questionnaire postal. De ceux qui ont répondu, un échantillon stratifié de 1 016 personnes ont été invité à des examens cliniques et des interrogatoires et 737 sujets de 21 – 86 ans ont participé, dont 646 ont complété les questions sur la qualité de vie en lien avec la santé (QdVLS).

Les scores physiques ont été moindres parmi les asthmatiques vs les non-asthmatiques. Aucune différence significative n’a été trouvé sur le score mental. Les asthmatiques bien contrôlés avec les scores physiques les plus élevés par rapport aux asthmatiques partiellement ou non contrôlés. En pratique, les asthmatiques bien contrôlés avaient une QdVLS semblable à celle des non asthmatiques. Les asthmatiques fumeurs persistants avaient de moindres scores physiques par rapport aux asthmatiques non-fumeurs. Il n’était trouvé aucune différence dans les scores physiques ou mentaux entre les sujets avec ou sans rhinite. Les sujets souffrant à la fois d’asthme et rhinite avaient de moindres scores physiques par rapport aux sujets sans ces atteintes, mais les sujets avec asthme seul avaient un score physique encore plus mauvais.

En conclusion, le score physique a été significativement moindre chez les asthmatiques par rapport aux non asthmatiques. De façon importante, les asthmatiques non-fumeurs et bien contrôlé ont une QdVLS semblable aux non-asthmatiques. Ainsi, les asthmatiques doivent être soutenues pour obtenir et maintenir un bon contrôle de l’asthme et s’ils fument, il faut leur proposer un arrêt du tabagisme comme moyen d’améliorer leur QdVLS.

(Commentaire :

C. Krespine

Le risque de BPCO associé à la consommation de viande rouge ?

La consommation de viande rouge a été associée à de nombreux effets néfastes sur la santé comme les maladies cardiovasculaires et le cancer. Une nouvelle recherche suggère à présent que la consommation de viande rouge transformée accroît également le risque de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Dans une étude portant sur près de 2000hommes suédois sans antécédents de BPCO et suivis pendant plus de 13ans, une consommation plus élevée de viande rouge transformée a été associée à un risque accru de 20% de développer une BPCO. Toutefois, l’association s’est limitée aux seuls fumeurs actuels. Parmi les fumeurs qui ont consommé au moins 75g de viande rouge transformée par jour, l’incidence de BPCO a augmenté de 26%, par rapport aux personnes qui en ont consommé moins de 25g par jour. La consommation de viande rouge non transformée n’a pas été associée à l’incidence de BPCO. Il est estimé que 64 millions de personnes dans le monde sont atteintes de BPCO. Cette maladie représente plus de trois millions de décès par an en moyenne. Le nombre de décès dus à la BPCO a augmenté de plus de 60% au cours des deux dernières décennies et devrait s’accroître à nouveau de 10% d’ici 2030. Les estimations suggèrent que 250 personnes meurent de la BPCO toutes les heures

Kaluza J, Larsson SC, Linden A, Wolk A. Consumption of Unprocessed and Processed Red Meat and the Risk of Chronic Obstructive Pulmonary Disease: A Prospective Cohort Study of Men. Am J Epidemiol. 2016 Oct 27. DOI: 10.1093/aje/kww101. PMID: 27789447. [Cited 2016 Nov 1] 

European COPD Coalition. Key facts. European COPD Coalition. 2016. Available form: http://www.copdcoalition.eu/about-copd/key-facts Accessed 2016 November 1

Tuberculose – Traitement – Collapsothérapie

Traitement par collapsothérapie lobaire comme nouvelle approche complémentaire de la tuberculose multi résistante et la tuberculose de traitement difficile : une série de cas.

CORBETTA L. et al. Respiration2016,92-5/316-328

http://content.karger.com/Article/Abstract/450757

Des valves unidirectionnelles endobronchiques ont été mises en place chez 4 patients tuberculeux et un patient souffrant d’une mycobactériose atypique pour induire une atélectasie lobaire ou segmentaire afin de réduire la taille de la caverne. L’âge moyen des patients était de 52,6 ans.

Un collapsus complet de la caverne a été observé sur les TDM dans 4 des 5 cas. Tous les patients ont obtenu des améliorations de leur état clinique et les expectorations se sont négativées dans les 3-5 mois. Il n’y a pas eu de complications sévères à court et long terme. Les valves ont été enlevées chez 3 des 5 patients après en moyenne 8 mois. Il n’y a pas eu de rechute après 8 mois de suivi.

Au total, ces résultats suggèrent que les valves endobronchiques sont susceptibles d’être un appoint thérapeutique utile au traitement des patients difficile à traiter. Plus de données sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

(Commentaire : bonne idée à approfondir)

C. Krespine

Sarcoïdose : une méta-analyse renforce l’hypothèse d’une étiologie infectieuse

La sarcoïdose est une maladie granulomateuse systémique qui touche notamment les poumons ou les ganglions lymphatiques. Son étiologie exacte reste pour l’heure indéterminée mais de nombreuses hypothèses sont posées depuis quelques années. Parmi elles, la piste d’une origine infectieuse est de plus en plus étudiée. Des données concernant le rôle d’agents de type Mycobacterium ou Propionibacterium sont notamment avancées. D’autres pathogènes sont aussi évoqués – bactériens, viraux, fongiques. Après deux précédentes méta-analyses, des auteurs espagnols ont choisi de faire un point actualisé sur la pertinence des pistes étiologiques les plus récemment évoquées.

Méthodologie

  • Les auteurs ont conduit une revue systématique de la littérature selon la méthodologie Cochrane (PRISMA) à partir de quatre bases de données (Medline, Scopus, Web of Science, Cochrane Database). Ils ont identifié tous les articles originaux parus sur le sujet entre janvier 1980 et mai 2015.

  • Les études incluses dans l’analyse devaient concerner des cas de sarcoïdose établis selon les critères diagnostiques classiques, mettre en évidence la présence de micro-organismes identifiés lors d’analyses cellulaires ou histologiques (culture cellulaire, analyse de l’ADN, de l’ARN ou des protéines), avoir établi les odds ratios (OR) liés à la présence de ces agents infectieux et avoir comparé leurs données à celles d’un groupe de patients contrôles.

Résultats

  • Parmi les 2.465 articles identifiés initialement, 58 études cas-témoins répondant aux critères d’inclusion ont pu être intégrées. Elles rassemblaient un total de 2.467 analyses issues de patients atteints de sarcoïdose et 3.656 provenant de patients contrôles. Les principaux agents infectieux recherchés dans ces études étaient Mycobacterium, Propionibacterium acnes, HHV-8, Borrelia et Rickettsia. D’autres pathogènes ont pu être recherchés mais le nombre de sujets correspondant était trop faible pour être intégré à cette méta-analyse.

  • Concernant les mycobactéries, les données compilées de 1.034 cas de sarcoïdose et de 1.054 cas contrôles ont permis de conclure à une association forte entre la présence de l’agent pathogène et la maladie : l’OR était de 6,8 [IC95% : 3,73-12,39]. La maladie était aussi bien associée à la bactérie dans l’analyse statistique restreinte aux infections par des mycobacteries non tuberculeuses que dans celle restreinte à M. tuberculosis. L’hétérogénéité était modérée (test I2 : 52,1%, p=0,001). Les analyses en sous-groupes qui ont été conduites pour s’assurer de la robustesse des résultats confirmaient cette association, quelle que soit la nature de l’étude évaluée, la période de publication ou les techniques analytiques utilisées.

  • Le risque de sarcoïdose semblait aussi corrélé à l’infection par P. acnes (534 cas versus 488 contrôles), avec un OR de 18,80 [IC95% : 12,62-28,01] et une hétérogénéité faible (test I2 : 25,9%, p=0,206).

  • L’analyse des données concernant HHV-8 et Borrelia ne montrait pas de corrélation statistiquement significative.

Limitations

  • La variabilité et l’hétérogénéité des résultats analysés peuvent avoir induit des biais dans la qualité des résultats.

  • Un risque de faux positifs ou de faux négatifs existe avec celui de la contamination des échantillons analysés en PCR.

  • Il existait une hétérogénéité dans le profil des sujets contrôles.

A retenir

Cette méta-analyse, qui a permis d’intégrer l’ensemble des pathogènes étiologiquement évoqués dans les cas de sarcoïdose, confirmerait le rôle des mycobactéries et de Propionibacterium acnes dans la maladie. Les données concernant HHV-8 et Borrelia n’étaient en revanche pas significatives. In fine, cette étude pose la question de l’intérêt des antibiotiques ou des anti-mycobactéries afin de modifier l’évolution de la maladie. De premiers essais cliniques ont été conduits en ce sens, avec des résultats prometteurs, et d’autres à venir.

Esteves T et al. Is there any association between Sarcoidosis and infectious agents?: A systematic review and meta-analysis. BMC Pulmonary Medicine 2016 16:165. DOI: 10.1186/s12890-016-0332-z

Article paru sur Univardis du 12 Décembre 2016

Des dangers de l’usage des Rayons X dans la pratique médicale

Les dangers auxquels se trouve exposé aussi bien le médecin que le malade sont apparus quelques années après la découverte des rayons X par W.C. Roentgen, 1895. De nombreux médecins ont été les  » martyrs  » de cette découverte qui a révolutionnée la médecine. Depuis, et au fur et à mesure des avancés téchnologiques dans le domaine de l’imagerie, des alertes abondent dans la littérature pour attirer l’attention sur les mesures de protections draconiennes qui doivent accompagner cette pratique diagnostique ou interventionnelle qui n’épargne aucune spécialité médicale, d’autant plus que l’effet des doses d’exposition reçues tout au long de la vie est cumulatif.
Un rapport récent exprimant une prise de position officielle de l’Académie nationale de Médecine vient d’être rendu public. L’Académie saisie dans sa séance du mardi 15 novembre 2016 a adopté le texte de ce rapport avec 60 voix pour, 1 voix contre, 4 abstentions.
Lire le rapport intégral en suivant ce lien:

Des dangers de l’usage des Rayons X dans la pratique médicale

Les dangers auxquels se trouve exposé aussi bien le médecin que le malade sont apparus quelques années après la découverte des rayons X  par W.C. Roentgen, 1895. De nombreux médecins ont été les  » martyrs  » de cette découverte qui a révolutionnée la médecine. Depuis, et au fur et à mesure des avancés téchnologiques dans le domaine de l’imagerie, des alertes abondent dans la littérature pour attirer l’attention sur les mesures de protections draconiennes qui doivent accompagner cette pratique diagnostique ou interventionnelle qui n’épargnent aucune spécialité médicale, d’autant que  l’effet des doses d’exposition reçues tout au long de la vie est cumulatif.
Un rapport récent exprimant une prise de position officielle de l’Académie nationale de Médecine vient d’être rendu public. L’Académie saisie dans sa séance du mardi 15 novembre 2016 a adopté le texte de ce rapport avec 60 voix pour, 1 voix contre, 4 abstentions.
Lire le rapport intégral en suivant ce lien:

Etude pilote sur le possible intérêt de la FDG-TEP-TDM dans les PINS

Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) idiopathiques constituent un cadre nosologique hétérogène qui a été quelque peu « revisité » il y a une bonne dizaine d’années, à la lueur de critères cliniques et histopathogiques. Cette classification nouvelle adoptée par la Société de Pneumologie de Langue Française inclut notamment une entité anatomo-clinique : la pneumopathie interstitielle non spécifique (PINS) qui se distingue nettement de la fibrose pulmonaire idiopathique. Elle est d’un traitement difficile et, à l’heure actuelle, celui-ci reste purement symptomatique et basé sur la corticothérapie. Les caractéristiques de cette entité méritent d’être mieux définies, notamment en recourant aux techniques d’imagerie moléculaire. C’est le point de départ d’une petite étude pilote dans laquelle ont été inclus 18 patients atteints d’une PINS confirmée. Le bilan a comporté une tomoscintigraphie par émission de positons (TEP), couplée à une tomodensitométrie (TDM) et réalisée après injection d’un analogue du glucose marqué par le fluor 18, le 18F-FDG. L’étude avait aussi pour objectif d’examiner le rôle potentiel de cette technique dans l’évaluation de la réponse thérapeutique.

L’intensité de la fixation pulmonaire a été appréciée au moyen du SUVmax (maximum standardized uptake value) et son étendue exprimée en pourcentage du volume pulmonaire. La TDM, pour sa part, a permis de localiser et de décrire les lésions pulmonaires élémentaires et de calculer un score de fibrose. La valeur prédictive de la réponse thérapeutique, en termes d’amélioration de la fonction respiratoire, a été estimée à l’aide d’une analyse par régression logistique multiple et, dans certains cas (13/18), par une analyse du type courbe ROC.

L’étendue de la fixation pulmonaire prédictive de la réponse au traitement

Chez tous les patients, la captation pulmonaire du FDG s’est avérée élevée, la valeur médiane du SUVmax étant de 3,1 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] 2,7-6,0) avec une étendue médiane de 19 % (6-67). Une captation était retrouvée pour 90 % des images de consolidation, 89 % des opacités en verre dépoli, 85 % des aspects en rayons de miel et 76 % des images réticulaires. L’étendue de la fixation a été associée à une amélioration de la fonction respiratoire sous traitement (augmentation de la capacité vitale forcée > 10 %, p = 0,03), alors que ce n’était pas le cas pour SUVmax et le score de fibrose calculé (p > 0,05). L’analyse ROC pour le paramètre « étendue de la fixation » a révélé que l’AUC était de 0,85 ± 0,11. Avec un seuil fixé à 21 %, la sensibilité et la spécificité de ce critère prédictif ont été respectivement estimée à 88 % et 80 %.

Cette étude pilote suggère donc que, chez tous les patients atteints d’une PINS, la captation pulmonaire du FDG est augmentée au sein des lésions inflammatoires et fibreuses révélées par la TDM. La quantification de cette donnée émanant de l’imagerie moléculaire pourrait permettre de prédire la réponse au traitement, notamment son impact sur la fonction respiratoire. Cette notion doit à l’évidence être confirmée sur une plus grande échelle, d’autant qu’il s’agit d’une étude présentée comme pilote.

Paru sur Jim.fr du 09 Décembre 2016 . Commentaire du Dr Peter Stratford

Référence : Jacquelin V et coll. : FDG-PET/CT in the prediction of pulmonary function improvement in non specific interstitial pneumonia. A Pilot Study. Eur J Radiol., 2016 ; 85: 2200-2205.

Incidence et mortalité du cancer en 2015 : taux aux échelles mondiale, nationale et locale

Plus de 17millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués l’an dernier, la maladie représentant près de 9 millions de décès dans le monde selon les dernières données de l’étude de la charge mondiale de morbidité (Global Burden of Disease) de la Collaboration contre le cancer (Cancer Collaboration). Publiés cette semaine dans la revue JAMA Oncology, les chiffres indiquent que l’incidence du cancer a connu une hausse de 33% entre 2005 et 2015. L’on estime toutefois que cette augmentation est due à plus de 12% à la croissance démographique et à 16,4% au vieillissement de la population. Environ 4% de la hausse a été attribuée à l’accroissement des taux d’incidence spécifiques à l’âge. Les cancers de la trachée, des bronches et des poumons (TBP) se sont avérés être les plus meurtriers avec 1,7million de décès en tout. Même si le cancer de la prostate s’est révélé être le cancer le plus fréquent chez les hommes, les cancersTBP sont restés les plus mortels. Chez les femmes, le cancer du sein s’est avéré être le cancer le plus fréquent ainsi que la principale cause de mortalité. Tout n’est pas sombre pour autant: les taux de mortalité normalisés par tranche d’âge pour l’ensemble des cancers combinés ont diminué au cours de la période de 10ans pour 140 des 195 territoires étudiés. Selon les auteurs, les données indiquent qu’il est possible de faire des progrès dans la lutte contre le cancer, mais qu’il convient de renforcer les mesures préventives.

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Voir revue complète :

Global, Regional, and National Cancer Incidence, Mortality, Years of Life Lost, Years Lived With Disability, and Disability Adjusted Life-years for 32 Cancer Groups, 1990 to 2015; A Systematic Analysis for the Global Burden of Disease Study. Global Burden of Disease Cancer Collaboration. JAMA Oncol. Dec 3, 2016. doi: 10.1001/jamaoncol.2016.5688.


Incidence et mortalité du cancer en 2015 : taux aux échelles mondiale, nationale et locale

Plus de 17 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués l’an dernier, la maladie représentant près de 9 millions de décès dans le monde selon les dernières données de l’étude de la charge mondiale de morbidité (Global Burden of Disease) de la Collaboration contre le cancer (Cancer Collaboration). Publiés cette semaine dans la revue JAMA Oncology, les chiffres indiquent que l’incidence du cancer a connu une hausse de 33 % entre 2005 et 2015. L’on estime toutefois que cette augmentation est due à plus de 12 % à la croissance démographique et à 16,4 % au vieillissement de la population. Environ 4 % de la hausse a été attribuée à l’accroissement des taux d’incidence spécifiques à l’âge. Les cancers de la trachée, des bronches et des poumons (TBP) se sont avérés être les plus meurtriers avec 1,7 million de décès en tout. Même si le cancer de la prostate s’est révélé être le cancer le plus fréquent chez les hommes, les cancers TBP sont restés les plus mortels. Chez les femmes, le cancer du sein s’est avéré être le cancer le plus fréquent ainsi que la principale cause de mortalité. Tout n’est pas sombre pour autant : les taux de mortalité normalisés par tranche d’âge pour l’ensemble des cancers combinés ont diminué au cours de la période de 10 ans pour 140 des 195 territoires étudiés. Selon les auteurs, les données indiquent qu’il est possible de faire des progrès dans la lutte contre le cancer, mais qu’il convient de renforcer les mesures préventives.

Voir revue complète :

Global, Regional, and National Cancer Incidence, Mortality, Years of Life Lost, Years Lived With Disability, and Disability Adjusted Life-years for 32 Cancer Groups, 1990 to 2015; A Systematic Analysis for the Global Burden of Disease Study. Global Burden of Disease Cancer Collaboration. JAMA Oncol. Dec 3, 2016. doi: 10.1001/jamaoncol.2016.5688.