Plus de crises d’asthmes près des exploitations de gaz de schiste

Pennsylvanie, Etats-Unis — D’après une étude réalisée en Pennsylvanie, haut lieu de l’exploitation de gaz de schiste, les asthmatiques ont jusqu’à quatre fois plus de risques d’avoir une crise d’asthme s’ils vivent près des puits d’extraction par fracture hydraulique [1].

Pour arriver à ces résultats, Sara G. Rasmussen et coll. (MHS, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Baltimore, Etats-Unis) ont analysé les dossiers électroniques d’un groupe d’assurance maladie entre 2005 à 2012 dans plus de quarante comtés du nord et du centre de la Pennsylvanie, où se concentrent les puits.

Les données sont publiées dans le JAMA Internal Medicine du 18 juillet [1].

A partir de la base de données, les chercheurs ont identifié 35 508 patients asthmatiques âgés de cinq à 90 ans. Ceux qui ont eu des crises d’asthme pendant cette période ont été appariés à ceux qui n’en avaient pas eu (pour l’âge, le sexe et l’année de l’événement).

Chez ceux qui ont eu des crises d’asthme, trois groupes ont été constitués :

– crises d’asthme bénignes requérant seulement une ordonnance pour des corticoïdes (n= 20749) ;

– crises plus fortes nécessitant d’aller aux urgences (n=, 1870) ;

– crises nécessitant une hospitalisation (n= 4782).

Les chercheurs ont analysé les associations entre la survenue de ces 3 types de crises d’asthme et les 4 phases de l’exploitation (préparation du puits, forage, fracture hydraulique et production du gaz).

Les résultats ont été ajustés sur les antécédents familiaux, le tabac ou le fait de vivre près d’une autoroute.

Une augmentation des crises à tous les stades de l’exploitation

Ils ont pu constater que les 4 phases d’exploitation étaient associées à une augmentation des exacerbations de l’asthme quelle que soit le niveau de sévérité : hospitalisations, visites aux urgences, ou prescription de corticoïdes.

La phase de production est celle qui a été associée aux plus fortes poussées d’exacerbations.

A titre d’exemple, chez ces personnes vivant proches des puits, le risque d’exacerbations sévères était multiplié par 1,45 (IC 95% : 1,2 à 1,7] lors des phases intensives de préparation des puits et le risque de crise légère était plus que quadruplé lors des phases de production importantes.

Dans l’ensemble, le nombre d’exacerbations était corrélé au niveau d’activité des phases d’exploitation.

Si le Dr Schwartz, co-auteur de l’étude rappelle qu’il s’agit d’associations qui ne permettent pas d’établir un lien de causalité direct entre les exploitations et les crises d’asthmes, il juge les données « biologiquement plausibles ».

« Les exploitations de gaz de schiste par fracture hydraulique peuvent avoir un impact sur la communauté de plusieurs manières : via la lumière, le bruit, les vibrations, le trafic des camions et la qualité de l’air…Nous avons désormais besoin d’études qui évalueront les mécanismes potentiellement impliqués dans ces associations », explique-t-il.

La phase de production mise en exergue

La phase de production est celle qui a été associée aux plus fortes poussées d’exacerbations. Lors des hauts niveaux de production, le risque d’hospitalisations était multiplié par 1,74 (IC 95% : 1,45 à 2,09), le risque de visites aux urgences par 2,19 (IC 95% : 1,47 à 3,25), et celui d’avoir une ordonnance de corticoïdes par 4,43 (IC 95% : 3,75 à 5,22).

Le problème vient du gaz de schiste qui sort du puit.

Cela suggère que le problème vient du gaz de schiste qui sort du puit. Nous nous sommes concentrés sur les problèmes liés au forage et à la fracturation hydraulique [bruit, pollution des camions…] Or, ces données montrent clairement que la phase de production est également impliquée […] Nous savons que des particules et des agents irritants sortent des puits et sont contenus dans le gaz lui-même. Il est probable qu’ils puissent déclencher un asthme », a commenté David Brown (toxicologue de santé publique, Southwest Pennsylvania Environmental Health Project) pour Medscape.com.

L’étude a été financée par le National Institute of Environmental Health Sciences. Les fondations Degenstein, Robert Wood et de la Science Nationale Foundation ont également apporté leur soutien. Le Dr Schwartz est conseillé pour le Post Carbon Institute (PCI). Il ne reçoit pas de rémunération pour cette fonction. Sa recherche est indépendante du PCI. Le Dr Brown n’a pas de liens d’intérêts en rapport avec l’étude.


Article publié sur Medscape le 28 juillet 2016 . Commentaire d’Aude Lecrubier, Marcia Frellick

REFERENCES:

1.G. Rasmussen et coll. Association Between Unconventional Natural Gas Development in the Marcellus Shale and Asthma Exacerbations. JAMA Intern Med. Publié en ligne le 18 juillet 2016.

Une désaturation artérielle en O2 au cours du TDM 6 est un facteur péjoratif dans la BPCO

Le pronostic de la BPCO est certes lié à la sévérité du syndrome obstructif, mais aussi, à partir d’un stade évolué, des résultats de la gazométrie artérielle au repos. L’hypoxémie permanente témoigne d’une forme préoccupante, mais avant d’en arriver là, il s’écoule de longues années pendant lesquelles les troubles de l’hématose vont être à la fois silencieux et intermittents. Il est permis de s’interroger sur la signification pronostique des épisodes de désaturation artérielle en O2 induits notamment par l’effort. A cet égard, les résultats du test de marche standardisé d’une durée de 6 minutes (TDM6) sont déjà utilisés dans la BPCO pour évaluer l’état fonctionnel, mais aucune étude n’avait envisagé leurs conséquences en termes de mortalité et de morbidité.

Une étude de cohorte prospective, en l’occurrence la Bergen COPD Cohort Study, a inclus initialement (2006-2009) 433 patients atteints d’une BPCO stable qui ont tous réalisé un TDM6. Pendant les trois années qui ont suivi, ont été pris en compte les variables ou les évènements suivants : mortalité globale, fréquence des poussées évolutives, déclin de la fonction respiratoire ou encore de la masse maigre corporelle. Par ailleurs, l’analyse statistique a intégré les caractéristiques basales des participants : âge, spirométrie, antécédents de décompensation respiratoire, score de comorbidités, tabagisme et gazométrie artérielle au repos.

Augmentation significative de la mortalité à 3 ans

Au total, 370 participants sont allés jusqu’au terme de l’étude (2011). La survenue d’une désaturation artérielle en O2 au cours du TDM6 a été associée : (1) à une augmentation significative de la mortalité (Hazard ratio ajusté HRA = 2,4 ; intervalle de confiance à 95 %, IC, 1,20-5,10) ; (2) à un risque accru de poussées évolutives de la BPCO (HR = 1,60 ; IC, 1,10-2,20) ; (3) à un déclin annuel accéléré de la capacité vitale forcée (3,2 versus 1,7 %) et du VEMS (1,7 vs 0,9 %) ; (4) à une majoration considérable de la perte annuelle de masse maigre  (0,18  versus 0,03 kg•m-2).

Cette étude de cohorte prospective démontre qu’en cas de BPCO, la désaturation artérielle en oxygène induite par le test de marche de 6 minutes est un signe de gravité. Le pronostic vital et fonctionnel à 3 ans semble engagé, au point que ce signe aisément accessible permettrait d’identifier un phénotype particulier de la maladie, justiciable d’une prise en charge thérapeutique plus énergique.

Article publié sur Jim fr du 25 Juillet 2016 . Commentaire du Dr Philippe Tellier

Référence
Waatevik M et coll. : Oxygen desaturationin 6-min walk test is a risk factor for adverse outcomes in COPD. Eur Respir J., 2016 ; 48 :82-91.

Une désaturation artérielle en O2 au cours du test de TDM 6 est un facteur péjoratif dans la BPCO

Le pronostic de la BPCO est certes lié à la sévérité du syndrome obstructif, mais aussi, à partir d’un stade évolué, des résultats de la gazométrie artérielle au repos. L’hypoxémie permanente témoigne d’une forme préoccupante, mais avant d’en arriver là, il s’écoule de longues années pendant lesquelles les troubles de l’hématose vont être à la fois silencieux et intermittents. Il est permis de s’interroger sur la signification pronostique des épisodes de désaturation artérielle en O2 induits notamment par l’effort. A cet égard, les résultats du test de marche standardisé d’une durée de 6 minutes (TM6) sont déjà utilisés dans la BPCO pour évaluer l’état fonctionnel, mais aucune étude n’avait envisagé leurs conséquences en termes de mortalité et de morbidité.

Une étude de cohorte prospective, en l’occurrence la Bergen COPD Cohort Study, a inclus initialement (2006-2009) 433 patients atteints d’une BPCO stable qui ont tous réalisé un TM6. Pendant les trois années qui ont suivi, ont été pris en compte les variables ou les évènements suivants : mortalité globale, fréquence des poussées évolutives, déclin de la fonction respiratoire ou encore de la masse maigre corporelle. Par ailleurs, l’analyse statistique a intégré les caractéristiques basales des participants : âge, spirométrie, antécédents de décompensation respiratoire, score de comorbidités, tabagisme et gazométrie artérielle au repos.

Augmentation significative de la mortalité à 3 ans

Au total, 370 participants sont allés jusqu’au terme de l’étude (2011). La survenue d’une désaturation artérielle en O2 au cours du T6M a été associée : (1) à une augmentation significative de la mortalité (Hazard ratio ajusté HRA = 2,4 ; intervalle de confiance à 95 %, IC, 1,20-5,10) ; (2) à un risque accru de poussées évolutives de la BPCO (HR = 1,60 ; IC, 1,10-2,20) ; (3) à un déclin annuel accéléré de la capacité vitale forcée (3,2 versus 1,7 %) et du VEMS (1,7 vs 0,9 %) ; (4) à une majoration considérable de la perte annuelle de masse maigre  (0,18  versus 0,03 kg•m-2).

Cette étude de cohorte prospective démontre qu’en cas de BPCO, la désaturation artérielle en oxygène induite par le test de marche de 6 minutes est un signe de gravité. Le pronostic vital et fonctionnel à 3 ans semble engagé, au point que ce signe aisément accessible permettrait d’identifier un phénotype particulier de la maladie, justiciable d’une prise en charge thérapeutique plus énergique.

Article publié sur Jim fr du 25 Juillet 2016 . Commentaire du Dr Philippe Tellier

Référence
Waatevik M et coll. : Oxygen desaturationin 6-min walk test is a risk factor for adverse outcomes in COPD. Eur Respir J., 2016 ; 48 :82-91.

Tuberculose – Statines – Risques

Le traitement par Statines est associé à une diminution du risque de tuberculose maladie : une analyse de cohorte nationale représentative.

LAI C-C et al Thorax 2016 71/7/649-651

http://thorax.bmj.com/content/71/7/646.abstract

Pour rechercher si les statines diminuaient le risque de tuberculose maladie, une étude de cohorte cas-témoins nichée à partir de données obtenues entre 1999 et 2011 a inclus 8 098 nouveaux cas de tuberculose et 809 800 témoins.

Tous les utilisateurs des 4 types de statines ont présenté une diminution du risque de tuberculose maladie. La prise continue (plus de 90 jours de l’année calendaire) de statines a été associée au risque le plus bas non ajusté (RR : 0.74). L’effet protecteur sur la tuberculose maladie s’est maintenu après ajustement sur chaque facteur de confusion (RR : 0.66) et après ajustement sur le score de risque de la maladie (Disease Risk Score : DRS) avec un RR à 0.62. L’estimation de l’effet obtenu par l’utilisation courante et continue des statines a été très semblable. Il a été également trouvé que la protection contre la tuberculose maladie a augmenté avec l’augmentation de la durée de prescription des statines.

Au total, le traitement par statines a été associé à une diminution du risque de tuberculose maladie, et la durée du traitement par statines a retentit sur la protection contre la tuberculose. Etant donné la nature observationnelle de cette étude, l’effet protecteur contre la tuberculose maladie doit être confirmé par de futures essais randomisés.

(Commentaire :

C. Krespine

Cancer du poumon : l’irradiation crânienne prophylactique pour réduire les métastases cérébrales

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Volume 17, No. 7, e277–e293, July 2016

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http://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(16)30065-1/fulltext

L’incidence des métastases cérébrales chez les patients atteints d’un cancer du poumon a augmenté en conséquence de l’amélioration du contrôle local et systémique et des diagnostics, associée aux progrès réalisés par l’imagerie cérébrale. Les métastases cérébrales sont à l’origine de symptômes engageant le pronostic vital et d’une grave détérioration de la qualité de vie, entraînant une diminution de la survie. L’irradiation crânienne prophylactique a donc été proposée dans le cancer du poumon à petites cellules (CPPC) et dans le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) afin de tenter d’améliorer l’incidence des métastases cérébrales, la survie et enfin, la qualité de vie. Les résultats des essais contrôlés randomisés et d’une méta-analyse ont montré que l’irradiation crânienne prophylactique réduit non seulement l’incidence des métastases cérébrales chez les patients atteints d’un CPPC et les patients atteints d’un CPNPC non métastatique, mais améliore également la survie globale des patients atteints d’un CPPC répondant au traitement de première intention. Bien que l’irradiation crânienne prophylactique soit potentiellement associée à un déclin neurocognitif, ce risque doit être mesuré et comparé au bénéfice potentiel en matière d’incidence des métastases cérébrales et de survie. Plusieurs stratégies visant à réduire la neurotoxicité sont étudiées.

Version originale :

The incidence of brain metastases in patients with lung cancer has increased as a result of improved local and systemic control and better diagnosis from advances in brain imaging. Because brain metastases are responsible for life-threatening symptoms and serious impairment of quality of life, resulting in shortened survival, prophylactic cranial irradiation has been proposed in both small-cell lung cancer (SCLC) and non-small-cell lung cancer (NSCLC) to try to improve incidence of brain metastasis, survival, and eventually quality of life. Findings from randomised controlled trials and a meta-analysis have shown that prophylactic cranial irradiation not only reduces the incidence of brain metastases in patients with SCLC and with non-metastatic NSCLC, but also improves overall survival in patients with SCLC who respond to first-line treatment. Although prophylactic cranial irradiation is potentially associated with neurocognitive decline, this risk needs to be balanced against the potential benefit in terms of brain metastases incidence and survival. Several strategies to reduce neurotoxicity are being investigated.


HTAP : Le taux basal de HDL prédit la mortalité à 5 ans

La physiopathologie de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) met en cause une altération des signaux des voies métaboliques de l’oxyde nitrique (NO), de la prostacycline et de l’endothéline cellulaire qui est associée à un remodelage de la vascularisation pulmonaire ; elle met également en cause une augmentation des pressions artérielles pulmonaires et, au terme de la maladie, une défaillance ventriculaire droite.Le taux de survie à 5 ans des patients atteints d’HTAP varie entre 50 % et 60 %.

Si de nombreux de facteurs cliniques et hémodynamiques permettent de prédire la survie de ces patients, très peu d’études ont été consacrées à la valeur prédictive des lipoprotéines spécifiques.

Or, il a été suggéré que des anomalies des lipoprotéines pouvaient contribuer à la dysfonction artériolaire pulmonaire observée dans l’HTAP.

En contraste, les HDL (High-density lipoprotein) ont des propriétés vasodilatatrices, anti-inflammatoires et protectrices de l’endothélium. En effet, les HDL favorisent l’activation de la synthase endothéliale de l’oxyde nitrique donc la production de ce puissant vasodilatateur. De plus, les HDL favorisent la libération de la prostacycline hors des cellules endothéliales et sa stabilisation ce qui prolonge sa demi-vie. Enfin, les HDL normalisent la réactivité vasculaire qui dépend de l’endothélium.
CM. Larsen et coll. ont tenté de vérifier l’hypothèse selon laquelle un taux élevé de HDL pourrait être bénéfique à la survie des patients présentant une HTAP ; ils ont également voulu savoir si le taux de HDL pouvait être un facteur prédictif indépendant de la survie de ces patients, facteur dont la valeur prédictive s’ajouterait à celle des facteurs actuellement validés.

L’étude a porté sur tous les patients admis au Département HTAP de la Mayo Clinic (Rochester, Minnesota) entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2009 et pour lesquels on disposait d’une mesure de leur taux basal de HDL (227 patients).

La mortalité a été analysée sur une période de 5 ans par la méthode de Kaplan-Meier.

La relation entre le taux basal de HDL et la survie a été évaluée à partir du calcul des rapports de risques proportionnels, uni- et multivariés, de Cox.

Il apparait que des taux plus élevés de HDL étaient associés à une mortalité significativement plus basse. Les patients qui avaient un taux de HDL > 0,54 g/l au moment du diagnostic de l’HTAP  avaient, à 5 ans, un taux de survie de 59 %. En comparaison, le taux de survie à 5 ans des patients dont le taux basal de HDL était < 0,34 g/l  ne dépassait pas 30 %.

En analyse multivariée, des taux plus élevés de HDL étaient associés à un rapport de risque (risk ratio) de décès ajusté pour l’âge de 0,78 (intervalle de confiance 0,67 à 0,91 ; p < 0,01) pour toute augmentation de 10 mg/dl.

En conclusion, cette étude montre pour la première fois que le taux de HDL est un facteur prédictif indépendant de la survie des patients atteints d’HTAP.

Article paru sur Jim.fr du 18/07/2016 . Commentaire du Dr Robert Haïat

Références
Larsen CM et coll. : Usefulness of High-Density Lipoprotein Cholesterol to Predict Survival in Pulmonary Arterial Hypertension Am J Cardiol 2016 ; 118 : 292-297.

HTAP : Le taux basal de HDL prédit la mortalité à 5 ans

La physiopathologie de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) met en cause une altération des signaux des voies métaboliques de l’oxyde nitrique (NO), de la prostacycline et de l’endothéline cellulaire qui est associée à un remodelage de la vascularisation pulmonaire ; elle met également en cause une augmentation des pressions artérielles pulmonaires et, au terme de la maladie, une défaillance ventriculaire droite.Le taux de survie à 5 ans des patients atteints d’HTAP varie entre 50 % et 60 %.

Si de nombreux de facteurs cliniques et hémodynamiques permettent de prédire la survie de ces patients, très peu d’études ont été consacrées à la valeur prédictive des lipoprotéines spécifiques.

Or, il a été suggéré que des anomalies des lipoprotéines pouvaient contribuer à la dysfonction artériolaire pulmonaire observée dans l’HTAP.

En contraste, les HDL (High-density lipoprotein) ont des propriétés vasodilatatrices, anti-inflammatoires et protectrices de l’endothélium. En effet, les HDL favorisent l’activation de la synthase endothéliale de l’oxyde nitrique donc la production de ce puissant vasodilatateur. De plus, les HDL favorisent la libération de la prostacycline hors des cellules endothéliales et sa stabilisation ce qui prolonge sa demi-vie. Enfin, les HDL normalisent la réactivité vasculaire qui dépend de l’endothélium.
CM. Larsen et coll. ont tenté de vérifier l’hypothèse selon laquelle un taux élevé de HDL pourrait être bénéfique à la survie des patients présentant une HTAP ; ils ont également voulu savoir si le taux de HDL pouvait être un facteur prédictif indépendant de la survie de ces patients, facteur dont la valeur prédictive s’ajouterait à celle des facteurs actuellement validés.

L’étude a porté sur tous les patients admis au Département HTAP de la Mayo Clinic (Rochester, Minnesota) entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2009 et pour lesquels on disposait d’une mesure de leur taux basal de HDL (227 patients).

La mortalité a été analysée sur une période de 5 ans par la méthode de Kaplan-Meier.

La relation entre le taux basal de HDL et la survie a été évaluée à partir du calcul des rapports de risques proportionnels, uni- et multivariés, de Cox.

Il apparait que des taux plus élevés de HDL étaient associés à une mortalité significativement plus basse. Les patients qui avaient un taux de HDL > 0,54 g/l au moment du diagnostic de l’HTAP  avaient, à 5 ans, un taux de survie de 59 %. En comparaison, le taux de survie à 5 ans des patients dont le taux basal de HDL était < 0,34 g/l  ne dépassait pas 30 %.

En analyse multivariée, des taux plus élevés de HDL étaient associés à un rapport de risque (risk ratio) de décès ajusté pour l’âge de 0,78 (intervalle de confiance 0,67 à 0,91 ; p < 0,01) pour toute augmentation de 10 mg/dl.

En conclusion, cette étude montre pour la première fois que le taux de HDL est un facteur prédictif indépendant de la survie des patients atteints d’HTAP.

Article paru sur Jim.fr du 18/07/2016 . Commentaire du Dr Robert Haïat

Références
Larsen CM et coll. : Usefulness of High-Density Lipoprotein Cholesterol to Predict Survival in Pulmonary Arterial Hypertension Am J Cardiol 2016 ; 118 : 292-297.

BPCO – Activités physiques

Interventions pour modifier l’activité physique des patients souffrant de BPCO : revue systématique.

MANTOANI L. et al.ur Respir J2016/48/1/ 69-81

http://erj.ersjournals.com/content/48/1/69

Il a été inclus 60 études interventionnelles qui ont évalué l’activité physique (PA) dans le devenir des patients BPCO. Sept groupes d’intervention ont été identifiés. Le conseil de pratiquer une AP a augmenté la fréquence de l’AP chez les BPCO particulièrement quand le conseil a été associé à un coaching. Treize études ont montré des effets positifs de la réhabilitation pulmonaire sur l’AP, tandis que sept études n’ont pas montré de changements. Tous les 3 programmes de réhabilitation pulmonaire de > 12 semaines de durée ont augmenté l’AP. Globalement, la qualité de preuve a été gradué comme très faible.

Il est conclu que les interventions ciblées spécifiquement sur l’augmentation de l’AP, et des durées plus longues de réhabilitation pulmonaire peuvent avoir des impacts plus forts sur l’AP dans les BPCO. Des essais cliniques bien ciblés avec évaluation objective de l’AP des BPCO sont nécessaires

(Commentaire : oui à condition de ne pas confondre activités physiques et sports et de bien situer le niveau de l’effort au stade d’endurance soit le SV1et la fréquence cardiaque à ce niveau pour ne pas le dépasser)

C. Krespine

Plan Cancer : L’exemple Français

Documents de bibliographie sur le Cancer +++

Sites de téléchargement du Plan cancer français

http://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Plan-Cancer-2014-20192

Epidémiologie des cancers en France d’après l’Institut national du cancer

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers

Equipements et dispositif de prise en charge en Cancérologie

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Equipements-et-dispositifs-de-prise-en-charge

L’activité hospitalière en cancérologie

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Activite-hospitaliere


Plan Cancer : L’exemple Français

Documents de bibliographie sur le Cancer +++

Sites de téléchargement du Plan cancer français

http://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Plan-Cancer-2014-20192

Epidémiologie des cancers en France d’après l’Institut national du cancer

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers

Equipements et dispositif de prise en charge en Cancérologie

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Equipements-et-dispositifs-de-prise-en-charge

L’activité hospitalière en cancérologie

http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Activite-hospitaliere