Régime et exercice améliorent l’asthme du patient obèse

Régime et exercice améliorent l’asthme du patient obèse
 
 

Scott HA et coll. : Dietary restriction and exercise improve airway inflammation and clinical outcomes in overweight and obese asthma: a randomized trial. Clin Exp Allergy 2013; 43: 36-49

L’obésité est un facteur de risque d’asthme et les asthmatiques obèses ont des symptômes plus sévères, une fonction respiratoire plus réduite, une moins bonne qualité de vie et une réponse au traitement corticoïde inhalé moins favorable.

Une étude menée chez 46 asthmatiques obèses (Indice de Masse Corporelle de 28 à 40 kg/m2) montre l’intérêt du régime alimentaire mais aussi, à un moindre degré, celui de l’exercice physique chez ce type de patients.

Des asthmatiques (tous non fumeurs) ont été randomisés pour suivre pendant 10 semaines 3 types de mesures : régime hypocalorique par substituts de repas (3 700 à 4 900 kilojoules/j) pour 18 patients, exercice physique pour 14 et association du régime et de l’exercice pour 14 autres.

Le score moyen ACQ (Questionnaire de Contrôle de l’Asthme) à l’inclusion dans l’étude était de 1,2 ± 0,6 (asthme partiellement contrôlé).

Presque 25 % des participants avaient une hypertension, 25 % souffraient de douleurs (dos, genou, épaule), 25 % signalaient une dépression ou une anxiété ; une cholécystectomie avait été pratiquée chez 8 % d’entre eux.

Sur les 46 patients inclus dans ce travail, 38 ont terminé l’étude (soit 82,6 %).

La perte de poids moyenne était de 8,5 ± 4,2 % avec la prise en charge hypocalorique, de 1,8 ± 2,6 % dans le groupe exercice physique et de 8,3 ± 4,9 % avec l’association diététique et exercice.

Une perte de poids modeste (de 5 à 10 % du poids du corps) a suffi à l’amélioration du contrôle de l’asthme chez 58 % des participants et de la qualité de vie pour 83 % d’entre eux. La restriction calorique (avec ou sans exercice) était plus efficace que l’exercice seul.

Le contrôle de l’asthme s’est amélioré dans le groupe régime hypocalorique (moyenne ± DS; -0,6 ± 0,5, P < 0,01) et dans le groupe régime + exercice (-0,5 ± 0,7, P = 0,040).

Le score de qualité de vie a évolué favorablement après restriction calorique [score IQR médian 0,9 (0,4, 1,3), P = 0,002], exercice physique [0,49 (0,03, 0,78), P = 0,037] et association diététique et exercice [0,5 (0,1, 1,0), P = 0,007].

La réduction de l’inflammation neutrophilique était corrélée chez les femmes avec la perte de tissu adipeux gynoïde et chez les hommes avec la réduction de la prise de lipides saturés alors que la réduction de l’inflammation éosinophilique était liée à l’exercice physique.

La perte de poids et la réduction des lipides pourraient réduire l’activation des voies de l’immunité innée alors que l’exercice modéré diminuerait celle des voies de l’allergie.

Hommes et femmes, quasiment le même tabac !

 

Hommes et femmes, quasiment le même tabac !

Pirie K et coll. : The 21st century hazards of smoking and benefits of stopping : a prospective study of one million women in the UK. Lancet 2013; 381: 133-41.

Les risques sanitaires du tabagisme ont été démontrés il y a maintenant plus de 50 ans par des études épidémiologiques dont la plus célèbre avait été conduite auprès de médecins britanniques. Mais en raison de la faible prévalence du tabagisme parmi les femmes nées au début du 20ème siècle, ces études sur les effets au long cours de la consommation de tabac concernaient principalement des  hommes.                                                                                                                                    Ce n’est que depuis le début du 21ème siècle que nous pouvons mesurer, avec précision et sur un grand nombre de femmes, les conséquences sanitaires d’une exposition très prolongée au tabagisme (et l’impact du sevrage sur ces risques) en étudiant des femmes nées dans les années  40. C’est ce qu’a permis la Million Women Study qui a suivi jusqu’en 2011 environ 1,2 millions de femmes (indemnes de toute pathologie) recrutées entre 1996 et 2001 et nées entre 1938 et 1946. Pour toutes, on avait notamment mesuré à l’entrée les habitudes tabagique (et leurs durées) et on savait pour celles qui continuaient à fumer à l’inclusion si le tabagisme avait été interrompu lors du suivi grâce à une enquête postale réalisée entre 3 et 8 ans après l’entrée dans l’étude.

Trois fois plus de décès entre 50 et 80 ans

Après une surveillance moyenne de 12 ans, 6 % de ces femmes étaient décédées à un âge moyen de 65 ans.  Plusieurs constations peuvent être faites à l’issue de ce travail d’une ampleur exceptionnelle :                                                                                                                                                        1) La mortalité entre 50 et 80 ans des femmes qui continuent à fumer est multipliée par 2,97 par rapport à celles qui n’ont jamais fumé soit un risque relatif un peu plus élevé que celui mesuré chez les hommes médecins britanniques fumeurs nés entre 1900 et 1930 (2,7). Globalement l’espérance de vie des femmes qui continuent à fumer apparaît réduite de 11 ans.                                                      2) Sur les 30 causes principales de décès étudiées, 23 sont significativement plus fréquentes chez les fumeuses avec un risque multiplié par 21,4 pour le cancer du poumon et 4,47 pour les pathologies coronariennes (ce qui est très supérieur à ce que l’on observe pour les coronaropathies chez les hommes).                                                                                                                                                     3) Cette surmortalité est corrélée au nombre quotidien de cigarettes fumées et à l’âge de début de l’intoxication (ces deux variables rendant compte de la quantité totale de tabac consommé durant la vie). Ainsi le risque de décès durant le suivi a été multiplié par 3,7 pour une consommation d’environ 25 cigarettes par jour et par 2 pour une consommation d’un peu moins de 10 cigarettes quotidiennes. De même, le risque est multiplié par 3,2 pour celles qui ont débuté leur intoxication avant 16 ans contre 2,4 lorsque le tabagisme a commencé après 22 ans.

Le sevrage même tardif est bénéfique

A côté de ces confirmations de ce que l’on pouvait subodorer à partir des études antérieures conduites chez les hommes, la Million Women Study nous apporte quelques éléments nouveaux et chiffrés sur l’intérêt du sevrage tabagique, données qui peuvent servir à alimenter notre discours de prévention.                                                                                                                                                             Ainsi, pour les femmes qui se sont arrêtées de fumer entre 25 et 34 ans, la surmortalité (par rapport aux femmes n’ayant jamais fumé) n’est que de 5 %, tandis qu’elle atteint 20 % lorsque le sevrage survient entre 35 et 44 ans et 56 % lorsque le tabagisme est cessé entre 45 et 54 ans. Le sevrage reste toutefois très bénéfique après cet âge puisqu’en son absence la surmortalité est, on l’a vu plus haut, de plus de 200 %.                                                                                                                                           On peut donc tirer de cette Million Women Study des conclusions de tonalités très variées. Pessimistes puisqu’elle annonce une surmortalité féminine dans les décennies à venir à mesure que les femmes ayant commencé à fumer à la fin du 20ème siècle dépasseront 50 ans. Mais aussi optimistes car elle montre que le sevrage tabagique garde tout son intérêt même lorsqu’il est tardif.

 

 

Tuberculose MDR et XDR Linezolide

Efficacité, innocuité et tolérance d’un régime thérapeutique contenant le Linézolide en traitement des tuberculoses MDR et XDR: revue systématique et méta analyse.

Sotgiu G. et al. Eur Respir J; 2012; 40; 12: 1430-1442.

http://erj.ersjournals.com/content/40/6/1430.abstract

            La revue systématique et la méta analyse sur l’efficacité, l’innocuité et la tolérance des régimes thérapeutiques contenant du Linézolide contre les tuberculoses MDR et XDR a inclus 12 études dans 11 pays sur 3 continents, totalisant 121 patients.

            La plupart des patients ont obtenu une négativation des frottis d’expectorations (86/93 soit 92.5%) et des cultures (100/107 soit 93.5%) après traitement contenant du Linézolide. Le temps nécessaire pour la négativation des frottis et des cultures a été respectivement de 43.5 (21-90) et 61 (29-119) jours et 99/121 patients (81.8%) ont été traités avec succès.

            En analyse d’efficacité, aucune différence significative n’a été détectée entre sous groupe (dosage quotidien de Linézolide 600mg) Des effets secondaires ont été observés chez 63 patients (58.9%) sur 107 dont 54 (68.4%) sur 79 étaient des effets adverses majeurs incluant anémie (38.1%), neuropathie périphérique (47.1%), troubles gastro intestinaux (16.7%), névrite optique (13.2%) et thrombocytopénie (11.8%). Le pourcentage d’effets adverses a été significativement plus élevé lorsque la dose de Linézolide excédait 600mg.

            Ces résultats suggèrent une excellente efficacité mais aussi la nécessité d’être prudent dans la prescription de ce produit.

(Commentaire: quand on a le dos au mur…. au diable la prudence)

C. Krespine.

BPCO, Femme, Ménopause, CO2, cerveau

Réponse cérébrovasculaire au CO2 diminuée chez les femmes ménopausées souffrant de BPCO: rôle du stress oxydant.

Hartmann S.E. et al. Eur Respir J; 2012; 40; 12: 1354-1361.

http://erj.ersjournals.com/content/40/6/1354.abstract

            La réactivité cérébrovasculaire et ses relations avec le stress oxydant ont été évalués chez 8 femmes souffrant de BPCO modérée et 10 témoins en bonne santé de même âge.

            Les patientes avec BPCO modérée ont présenté une sensibilité cérébrovasculaire au CO2 diminuée (BPCO: 1.17+/-0.54 vs témoins 2.15+/-0.73 cm. s-1. mmHg, P<0.01). Les patients BPCO avaient des taux plus élevés d'oxydation de l'ADN et des lipides, une majoration des métabolites oxydés des protéines et une activité plus importante du glutathion peroxydase. Le contrôle à partir des mesures du stress oxydant (oxydation de l'ADN et des lipides, majoration des produits de l'oxydation des protéines) élimine les différences statistiquement significatives entre BPCO et groupe témoin sur la sensibilité du débit sanguin cérébral au CO2.

            Au total, les femmes souffrant de BPCO modérée présentent un trouble fonctionnel cérébrovasculaire. Ces résultats suggèrent que les taux augmentés du stress oxydant peuvent avoir des implications dans le trouble fonctionnel cérébrovasculaire observé au cours de l’hypercapnie de la BPCO.

(Commentaire:

C. Krespine.

sténose trachéobronchique Traitement

Stent en double Y contre les sténoses trachéobronchiques.

Oki M. et al. Eur Respire J 2012; 40; 12: 1483-1488.

http://erj.ersjournals.com/content/40/6/1483.abstract

            La faisabilité, l’efficacité et l’innocuité des techniques de stenting en double Y pour la mise en place de stents Y en silicone ont été évalués chez 93 patients qui ont bénéficié d’une mise en place de stents en Y en silicone et 12 par stenting en double Y de Dumon (Novatech, La Ciotat – France) dont 11 au niveau de la bronche droite et 1 dans la bronche gauche. Une combinaison de stents en Y, 14x10x10 mm et 16x13x13 mm de dm extérieur ont été les plus fréquemment utilisés.

            La dyspnée s’est améliorée chez tous les patients, et parmi eux, 6/7 patients avec supplémentation en O2 avant la mise en place des stents ont pu être sevrés de l’oxygène. La survie moyenne après mise en place de stent a été de 94.5 jours. Il n’est survenu qu’un pneumothorax et une apparition de granulome.

            Au total, la mise en place de stent en double Y pour les patients souffrant de sténoses trachéobronchiques a été techniquement faisable, efficace et avec une innocuité acceptable.

(Commentaire: comme on dit : « yaqua »)

C. Krespine.

Naissance poids Adulte EFR

Impact du poids de naissance sur le pic de la fonction pulmonaire chez les jeunes adultes.

Suresh S. et al. Chest; 2012; 142; 6: 1603-1610.

http://journal.publications.chestnet.org/article.aspx?articleid=1216053

            L’impact du poids de naissance sur la fonction pulmonaire à l’âge adulte a été recherché par EFR standard effectuée à l’âge de 21 ans chez 2 368 jeunes adultes inclus antérieurement dans une cohorte de naissance.

            Pour chaque augmentation de 100g du poids de naissance, la CVF à 21 ans a augmenté de 24mL (15-32) chez l’homme et 20mL (13-27) chez la femme et l’augmentation du VEMS a été de 22mL (15-30) chez l’homme et 16mL (11-22) chez la femme. Ces associations se sont maintenues après ajustement sur les facteurs du mode de vie au cours de la grossesse, le tabagisme persistant et la taille des parents. Cependant, un ajustement ultérieur sur la taille adulte a réduit la force de l’association qui est restée significative pour le VEMS: 8mL (1-14) chez l’homme et 5mL (1-10) chez la femme, mais non pour la CVF: 7mL (-1-14) chez l’homme et 5mL (-1-11) chez la femme.

            Au total, l’étude de cette cohorte longitudinale a fournit la preuve d’un lien étroit entre poids de naissance et fonction pulmonaire adulte à l’âge de 21 ans. Les estimations variables sur l’effet de la taille dans la littérature pourraient être liées au choix de l’âge au moment de l’évaluation.

(Commentaire: on a donc intérêt à naitre gros ?)

C. Krespine

EFR et Poids de naissance

Impact du poids de naissance sur le pic de la fonction pulmonaire chez les jeunes adultes.

Suresh S. et al. Chest; 2012; 142; 6: 1603-1610.

http://journal.publications.chestnet.org/article.aspx?articleid=1216053

            L’impact du poids de naissance sur la fonction pulmonaire à l’âge adulte a été recherché par EFR standard effectuée à l’âge de 21 ans chez 2 368 jeunes adultes inclus antérieurement dans une cohorte de naissance.

            Pour chaque augmentation de 100g du poids de naissance, la CVF à 21 ans a augmenté de 24mL (15-32) chez l’homme et 20mL (13-27) chez la femme et l’augmentation du VEMS a été de 22mL (15-30) chez l’homme et 16mL (11-22) chez la femme. Ces associations se sont maintenues après ajustement sur les facteurs du mode de vie au cours de la grossesse, le tabagisme persistant et la taille des parents. Cependant, un ajustement ultérieur sur la taille adulte a réduit la force de l’association qui est restée significative pour le VEMS: 8mL (1-14) chez l’homme et 5mL (1-10) chez la femme, mais non pour la CVF: 7mL (-1-14) chez l’homme et 5mL (-1-11) chez la femme.

            Au total, l’étude de cette cohorte longitudinale a fournit la preuve d’un lien étroit entre poids de naissance et fonction pulmonaire adulte à l’âge de 21 ans. Les estimations variables sur l’effet de la taille dans la littérature pourraient être liées au choix de l’âge au moment de l’évaluation.

(Commentaire:

C. Krespine

Tabagisme et épaisseur pariétale bronchique en TDM dans une cohorte multi ethnique

Tabagisme et épaisseur pariétale bronchique en TDM dans une cohorte multi ethnique. L’étude MESA pulmonaire.

Donohue K.M. et al. Respir Med; 2012; 106; 12: 1655-1664.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611112003009

            Il a été recherché si le tabagisme cumulé à la cigarette pouvait être associé à une augmentation de l’épaisseur pariétale bronchique en incluant dans l’étude 7 898 participants âgés de 45 à 84 ans.

            La moitié des participants avait été des fumeurs et 14% des fumeurs persistants. Le nombre de paquet/année (PA) de tabagisme était associé à l’épaisseur des parois bronchiques (augmentation moyenne de 0.002 mm par 10 PA). Le tabagisme persistant était associé à des calibres bronchiques plus étroits (diminution moyenne de -0.11mm). Il n’y avait pas de preuve que ces associations étaient modifiées par l’hérédité génétique et ces résultats persistaient chez les participants sans retentissement clinique.

            En conclusion, le tabagisme à la cigarette à long terme a été associé à des augmentations infra cliniques de l’épaisseur pariétale des bronches sous segmentaires tandis que le tabagisme persistant a été associé à un calibre bronchique plus étroit. Le tabagisme peut contribuer à l’épaisseur des parois bronchiques avant la survenue d’une BPCO déclarée.

(Commentaire:

C. Krespine.

CRVP, Poids, EFR

Le gain pondéral après chirurgie de réduction de volume pulmonaire (CRVP) est lié à une amélioration de la fonction pulmonaire et de l’efficacité de la ventilation.

Kim V. et al. Am J Respir Crit Care Med; 2012; 186; 11: 1109-1116.

http://ajrccm.atsjournals.org/content/186/11/1109.abstract

            Le profil de modification du poids chez les patients ayant bénéficié d’une CRVP, et son lien avec les modifications des paramètres physiologiques pulmonaires ont été étudiés chez 1 077 patients du groupe NETT (« National Emphysema Treatment Trial« ) divisés selon leur IMC en groupe insuffisance pondérale (IMC<21 kg/m2), poids normal (IMC: 21-25 kg/m2), surpoids (IMC: 25-30 kg/m2) et obésité (IMC > 30 kg/m2). Le groupe CRVP a été comparé à un groupe traitement médical seul dans chaque bras d’IMC.

            Les modifications de l’IMC ont été plus importantes dans le bras CRVP que dans le bras traitement médical seul dans les groupes à poids insuffisant et poids normal durant toute la période de surveillance et à 12 et 24 mois dans le groupe surpoids. Dans le groupe CRVP, les patients avec une différence d’IMC ³ 5% à 6 mois avaient une plus grande amélioration du VEMS (11.53 +/- 9.31 vs 6.58 +/- 8.68 %), de la CVF (17.51 +/- 15.20 vs 7.55 +/- 14.88%), du VR (-66.20 +/- 40.26 vs -47.06 +/- 39.87 %), du test de marche de 6 minutes (38.70 +/- 69.57 vs 7.57 +/- 73.37 m) et du rapport VE/VCO2 (-1.58 +/- 6.20 vs 0.22 +/- 8.20 ) à 6 mois par rapport aux patients avec une différence d’IMC < 5% à 6 mois.

      Il est conclu que la CRVP entraine un gain pondéral chez les patients non obèses qui est associée à une amélioration de la fonction pulmonaire, de la capacité à l’exercice, de la force des muscles respiratoires et de l’efficacité de la ventilation. Les modifications physiologiques peuvent être partiellement responsables du gain pondéral chez les patients qui ont bénéficié d’une CRVP.

(Commentaire: on perd du poids on récupère du poumon)

C. Krespine.

Tabagisme, Bronches, Paroi

Tabagisme et épaisseur pariétale bronchique en TDM dans une cohorte multi ethnique. L’étude MESA pulmonaire.

Donohue K.M. et al. Respir Med; 2012; 106; 12: 1655-1664.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611112003009

            Il a été recherché si le tabagisme cumulé à la cigarette pouvait être associé à une augmentation de l’épaisseur pariétale bronchique en incluant dans l’étude 7 898 participants âgés de 45 à 84 ans.

            La moitié des participants avait été des fumeurs et 14% des fumeurs persistants. Le nombre de paquet/année (PA) de tabagisme était associé à l’épaisseur des parois bronchiques (augmentation moyenne de 0.002 mm par 10 PA). Le tabagisme persistant était associé à des calibres bronchiques plus étroits (diminution moyenne de -0.11mm). Il n’y avait pas de preuve que ces associations étaient modifiées par l’hérédité génétique et ces résultats persistaient chez les participants sans retentissement clinique.

            En conclusion, le tabagisme à la cigarette à long terme a été associé à des augmentations infra cliniques de l’épaisseur pariétale des bronches sous segmentaires tandis que le tabagisme persistant a été associé à un calibre bronchique plus étroit. Le tabagisme peut contribuer à l’épaisseur des parois bronchiques avant la survenue d’une BPCO déclarée.

(Commentaire:

C. Krespine.