Pneumothorax, CTVA, anesthésie

Y a-t-il un bénéfice d’une chirurgie thoracoscopique sans endormissement chez les patients souffrant de pneumothorax spontané secondaire ?

Noda M. et al. J Thorac Cardiovasc Surg; 2012; 143; 3: 613-616.

http://jtcs.ctsnetjournals.org/cgi/content/abstract/143/3/613

 Les résultats d’une chirurgie thoracique vidéo assistée (CTVA) chez les patients qui restent éveillés versus anesthésiés, en traitement d’un pneumothorax spontané secondaire ont été comparés chez 57 patients consécutifs analysés rétrospectivement. Sur le total de ces malades, 15 ont bénéficié d’une CTVA sous anesthésie épidurale et/ou locale et 42 sous anesthésie générale.
 Après scores de propension appariés, la durée du séjour en salle d’opération a été significativement plus courte dans le groupe anesthésie locale. L’incidence des complications respiratoires postopératoires, incluant pneumonie et SDRA a été moindre dans le groupe anesthésie locale. La durée du séjour hospitalier postopératoire et l’incidence des décès en cours d’hospitalisation n’ont pas été différentes entre les 2 groupes.
 En conclusion, le groupe anesthésie locale a eu une moindre incidence de complications respiratoires postopératoires. La CTVA chez les patients éveillés peut être pratiquée avec une morbidité globale acceptable pour les patients souffrant de pneumothorax spontané secondaire.

(Commentaire: oui mais sans anesthésie on ne peut plus râler contre l’anesthésiste)

C. Krespine

CBP, Radiofréquence, Rechute

Ablation par radiofréquence (ARF) des cancers bronchopulmonaires non à petites cellules (CBPNPC): prise en charge de la rechute locorégionale.

Lanuti M. et al Ann Thorac Surg; 2012; 93; 3: 921-928.

http://ats.ctsnetjournals.org/cgi/content/abstract/93/3/921

 La prise en charge d’une rechute locorégionale des patients souffrant de CBPNPC au stade I, traités par radiofréquence a été étudié chez 45 patients (51-89 ans) ayant bénéficié de 56 ARF contre un CBPNPC. Avec un suivi moyen de 32 mois, une rechute locorégionale est survenue chez 21 (38%) patients sur un intervalle moyen de temps après l’ARF de 12+/-10 mois (entre 9-44 mois). La rechute a été observée localement dans le lit tumoral chez 18(33%), au sein des ganglions régionaux chez 4 (7%) et à distance chez 2 (4%) patients. Pour les tumeurs de plus de 3 cm, 10(80%) étaient associées à une rechute locorégionale. Les récidives étaient traitées par une nouvelle ARF (n=5), par radiothérapie (n=8), chimioradiothérapie (n=5) et chimiothérapie (n=2). Le contrôle local a été obtenu par ARF répétées chez 2 des 5 patients (40%) ou radiothérapie pour 8 rechutes locorégionales (100%) avec 2 reprises ganglionnaires régionales (suivi moyen 40+/-13 mois). La survie globale parmi les patients qui n’ont pas ou ont souffert de rechute locorégionale a été semblable (32% à 35 %). La reprise d’une ARF n’a été associée à aucune complication significative ou mortalité à 30 jours en relation avec l’acte.
 En conclusion, l’ARF pulmonaire est associée à une augmentation des taux de rechute locorégionale pour les tumeurs excédents 3 cm et au contact de gros vaisseaux segmentaires. Les patients en échec thérapeutique local peuvent être rapidement sauvés par la reprise d’une ARF ou d’un traitement radio chimiothérapique sans préjudice sur la survie globale.

(Commentaire: les indications actuelles de l’ARF ciblent les tumeurs de 2cm au maximum)

C. Krespine

BPCO, type d’exacerbation, conséquences

Évolution avec le temps et type de début des exacerbations de BPCO.

Aaron S.D. et al. Thorax; 2012; 67; 3: 238-243.

http://thorax.bmj.com/content/67/3/238.abstract

 Une  cohorte portant sur 212 BPCO a été suivie prospectivement à l’aide d’un carnet journalier des symptômes sur une moyenne de 2.8 ans pour caractériser l’évolution selon le type de début des exacerbations.
 Les patients ont enregistré 4 439 épisodes d’aggravation des symptômes respiratoires dont 2 444 (55%) se sont résolus spontanément et 1 995 (45%) ont entrainé une exacerbation de BPCO.
 Dans 1 115 des 1 995 exacerbations de BPCO (56%), le début a été soudain et le seuil d’exacerbation a été atteint  en même temps que le début des symptômes. Á l’inverse, 44% des exacerbations ont été caractérisées par un début graduel des symptômes  (intervalle de temps moyen entre le début des symptômes et l’apparition de l’exacerbation = 4 jours). Les patients qui ont souffert d’exacerbation à début brutal ont eu des scores- symptômes moyens plus élevés (7.86 vs 6.55 points p<0.001), des pics de scores- symptômes plus importants (10.7 vs 10.2 points p<0.003), des pics de symptômes plus précoces (4.5 vs 8 jours, p<0.001) et un temps moyen de récupération au niveau de l'état de santé initial plus court (11 vs 13 jours, p<0.001). Une analyse multivariée a montré que les exacerbations à début progressif ont été significativement associés à une plus longue durée de la guérison des exacerbations (OR: 1.28).
 Il est conclu que les exacerbations de BPCO se présentent sous 2 aspects distincts – à début immédiat et à début progressif. Les exacerbations à début immédiat sont associées à une majoration des symptômes respiratoire mais des temps de disparition de l’exacerbation plus courts.

(Commentaire: distinction intéressante)

C. Krespine

Asthme, Enfant, Eosinophiles

Utilisation du nombre d’éosinophiles dans l’expectoration pour guider la prise en charge des enfants souffrant d’asthme sévère.

Fleming L. et al. Thorax; 2012; 67; 3: 193-198.

http://thorax.bmj.com/content/67/3/193.abstract

 55 enfants souffrant d’asthme sévère ont a été inclus pour rechercher si l’examen périodique et le contrôle des éosinophiles dans les expectorations permettraient une réduction significative des exacerbations. Ces enfants ont été randomisés entre un groupe avec une stratégie de prise en charge basée sur les symptômes et un groupe avec une stratégie basée sur l’inflammation, principalement les éosinophiles de l’expectoration, avec un suivi tous les 3 mois sur une période d’un an.
 Les taux annuels d’exacerbations totales et d’exacerbations majeures (prise de corticoïdes per os) ont été significativement moindres dans le groupe avec une prise en charge basée sur l’inflammation par rapport à l’autre groupe (respectivement 3.6 vs 4.8, rapport du taux d’incidence: 0.75 et 1.04 vs 2.7, rapport du taux d’incidence: 0.73). Significativement moins de sujets du groupe prise en charge de l’inflammation ont souffert d’exacerbations dans les 28 jours des visites de l’étude. Il est apparu une petite différence non significative dans les mesures du contrôle de l’asthme (jours sans symptômes et prise de bêta-agonistes de courte durée d’action) en faveur du groupe prise en charge selon l’inflammation. Il n’y a pas eu de différence significative en ce qui concerne les doses prises de corticoïdes inhalées toute la durée de l’étude.
 Il est conclu qu’incorporer le contrôle des éosinophiles de l’expectoration dans l’algorithme de prise en charge ne réduit pas significativement les exacerbations globales ni n’améliore le contrôle de l’asthme. Les exacerbations ont été réduites à court terme suggérant que des mesures plus fréquentes  seraient nécessaires pour un effet cliniquement utile et que le contrôle de l’inflammation peut avoir un rôle à jouer dans ce sous groupe de patients souffrant d’asthme sévère.

(Commentaire: à quoi ça sert de se décarcasser sans bénéfice !!)

C. Krespine

Impact de l’anxiété et la dépression sur le contrôle de la maladie et sur la qualité de vie des asth

Urrutia I. et al. J Asthma; 2012; 49; 2: 201-208.

http://informahealthcare.com/doi/abs/10.3109/02770903.2011.654022

    Pour évaluer l’impact de l’anxiété et de la dépression sur le contrôle de l’asthme et la qualité de vie des asthmatiques, cette étude transversale a inclus 354 asthmatiques. Parmi eux, 77% avaient un mauvais contrôle ou un contrôle partiel de leur asthme, 31% présentaient de l’anxiété isolée, 2% une dépression seule et 10% anxiété et dépression. Le mauvais contrôle de l’asthme a été associé à l’anxiété et la dépression (OR: 3.61) de même que le sexe féminin (OR: 1.85). L’anxiété avait un effet indépendant sur la qualité de vie dans tous les domaines. L’effet était encore plus grand en cas d’anxiété et dépression.
    En conclusion, chez les asthmatiques, anxiété et dépression affectent le contrôle de l’asthme et la qualité de vie de façon adverse, soulevant la possibilité que traiter toutes comorbidités psychiques pourraient améliorer le contrôle de l’asthme et la qualité de vie des asthmatiques.

(Commentaire: le psychiatre spécialiste de l’asthme ?)

C. Krespine

Asthme, Contrôle, Anxiété, Dépression

Impact de l’anxiété et la dépression sur le contrôle de la maladie et sur la qualité de vie des asthmatiques.

Urrutia I. et al. J Asthma; 2012; 49; 2: 201-208.

http://informahealthcare.com/doi/abs/10.3109/02770903.2011.654022

            Pour évaluer l’impact de l’anxiété et de la dépression sur le contrôle de l’asthme et la qualité de vie des asthmatiques, cette étude transversale a inclus 354 asthmatiques. Parmi eux, 77% avaient un mauvais contrôle ou un contrôle partiel de leur asthme, 31% présentaient de l’anxiété isolée, 2% une dépression seule et 10% anxiété et dépression. Le mauvais contrôle de l’asthme a été associé à l’anxiété et la dépression (OR: 3.61) de même que le sexe féminin (OR: 1.85). L’anxiété avait un effet indépendant sur la qualité de vie dans tous les domaines. L’effet était encore plus grand en cas d’anxiété et dépression.

            En conclusion, chez les asthmatiques, anxiété et dépression affectent le contrôle de l’asthme et la qualité de vie de façon adverse, soulevant la possibilité que traiter toutes comorbidités psychiques pourraient améliorer le contrôle de l’asthme et la qualité de vie des asthmatiques.

(Commentaire: le psychiatre spécialiste de l’asthme ?)

C. Krespine