Nouveau syndrome de pneumopathies liées au vapotage

Etats-Unis — Fin août, les Etats-Unis annonçaient 2 décès et 250 cas suspects de maladies pulmonaire graves chez des utilisateurs de cigarette électronique dans 25 Etats. Mi-septembre, le nombre de décès confirmés liés à cet étrange syndrome est désormais de six alors que 450 cas sont actuellement en cours d’investigation dans 33 états, selon les autorités américaines.

Que sait-on précisément aujourd’hui sur ces maladies pulmonaires graves dont le dénominateur commun est le vapotage ? Lire la suite

Maladie des petites voies respiratoires et BPCO : quelle est l’association ?

Contexte

Le concept selon lequel les petites voies respiratoires conductrices ayant un diamètre inférieur à 2 mm deviennent le siège principal de l’obstruction de la circulation de l’air dans le cadre de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est bien établi dans la littérature scientifique et il est connu que la dernière génération de petites voies respiratoires conductrices, les bronchioles terminales, sont détruites chez les patients atteints d’une BPCO très sévère. Nous avons souhaité déterminer si la destruction des bronchioles terminales et transitoires (la première génération de voies respiratoires) survient avant, ou en même temps que la destruction du tissu emphysémateux.

Méthodes

Dans cette analyse transversale, nous avons appliqué un nouveau protocole d’imagerie TDM multirésolution aux échantillons de tissu obtenus à l’aide d’une méthode de prélèvement uniforme systématique afin de disposer d’échantillons non biaisés représentatifs du poumon entier ou du lobe pulmonaire de fumeurs ayant une fonction pulmonaire normale (témoins) et de patients atteints d’une BPCO légère (stade 1 de l’Initiative mondiale contre la BPCO [Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease, GOLD]), d’une BPCO modérée (GOLD 2) ou d’une BPCO très sévère (GOLD 4). Les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1 ou GOLD 2 et les fumeurs ayant une fonction pulmonaire normale ont fait l’objet d’une lobectomie et d’une pneumonectomie et les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 4 ont fait l’objet d’une transplantation pulmonaire. Des échantillons de tissu pulmonaire ont été utilisés pour l’évaluation stéréologique du nombre et de la morphologie des bronchioles terminales et transitoires, de la taille de l’espace aérien (intersection linéaire moyenne) et de la surface alvéolaire.

Résultats

Sur les 34 patients inclus dans cette étude, 10 étaient des témoins (fumeurs ayant une fonction pulmonaire normale), 10 étaient des patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1, 8 étaient atteints d’une BPCO de stade GOLD 2 et 6 étaient atteints d’une BPCO de stade GOLD 4 avec emphysème centrolobulaire. Les 34 spécimens pulmonaires ont fourni 262 échantillons pulmonaires. Par rapport aux fumeurs témoins, le nombre de bronchioles terminales a diminué de 40 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1 (p = 0,014) et de 43 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 2 (p = 0,036), le nombre de bronchioles transitoires a diminué de 56 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1 (p = 0,0001) et de 59 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 2 (p = 0,0001) et la surface alvéolaire a diminué de 33 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1 (p = 0,019) et de 45 % chez les patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 2 (p = 0,0021). Ces modifications pathologiques se sont avérées être corrélées à un déclin de la fonction pulmonaire. Nous avons également démontré une perte significative au niveau des bronchioles terminales et transitoires dans les échantillons pulmonaires issus des patients atteints d’une BPCO de stade GOLD 1 ou de stade GOLD 2 dont la surface alvéolaire était normale. Les petites voies respiratoires restantes se sont avérées avoir des parois épaissies et des lumières rétrécies, avec une obstruction croissante en fonction de l’avancement du stade GOLD de la BPCO.

Interprétation

Ces données montrent que la maladie des petites voies respiratoires est une caractéristique pathologique dans la BPCO légère et modérée. Fait important, cette étude souligne qu’une intervention précoce de modification de la maladie pourrait être nécessaire chez les patients atteints d’une BPCO légère ou modérée.

Financement: Instituts de recherche en santé du Canada.

Commentaire fait par Univardis sur l’article paru dans : The Lancet Pneumology,

Référence : Koo HK, Vasilescu DM, Booth S, et al. Small airways disease in mild and moderate chronic obstructive pulmonary disease: a cross-sectional study. Lancet Respir Med. 2018 Jul;6(8):591-602; doi: 10.1016/S2213-2600(18)30196-6

L’article complet pourrait être demandé aux administrateurs du site www.aurespneumo.com

Small airways disease in mild and moderate chronic obstructive pulmonary disease: a cross-sectional study
Hyun-Kyoung Koo*, Dragoş M Vasilescu*, Steven Booth*, Aileen Hsieh, Orestis L Katsamenis, Nick Fishbane, W Mark Elliott, Miranda Kirby, Peter Lackie, Ian Sinclair, Jane A Warner, Joel D Cooper, Harvey O Coxson, Peter D Paré, James C Hogg, Tillie-Louise Hackett

Summary:
Background :The concept that small conducting airways less than 2 mm in diameter become the major site of airflow obstruction in chronic obstructive pulmonary disease (COPD) is well established in the scientific literature, and the last generation of small conducting airways, terminal bronchioles, are known to be destroyed in patients with very severe COPD. We aimed to determine whether destruction of the terminal and transitional bronchioles (the first generation of respiratory airways) occurs before, or in parallel with, emphysematous tissue destruction.
Methods : In this cross-sectional analysis, we applied a novel multiresolution CT imaging protocol to tissue samples obtained using a systematic uniform sampling method to obtain representative unbiased samples of the whole lung or lobe of smokers with normal lung function (controls) and patients with mild COPD (Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease [GOLD] stage 1), moderate COPD (GOLD 2), or very severe COPD (GOLD 4). Patients with GOLD 1 or GOLD 2 COPD and smokers with normal lung function had undergone lobectomy and pneumonectomy, and patients with GOLD 4 COPD had undergone lung transplantation. Lung tissue samples were used for stereological assessment of the number and morphology of terminal and transitional bronchioles, airspace size (mean linear intercept), and alveolar surface area.
Findings

Of the 34 patients included in this study, ten were controls (smokers with normal lung function), ten patients had GOLD 1 COPD, eight had GOLD 2 COPD, and six had GOLD 4 COPD with centrilobular emphysema. The34 lung specimens provided 262 lung samples. Compared with control smokers, the number of terminal bronchioles decreased by 40% in patients with GOLD 1 COPD (p=0·014) and 43% in patients with GOLD 2 COPD (p=0·036), the number of transitional bronchioles decreased by 56% in patients with GOLD 1 COPD (p=0·0001) and 59% in patients with GOLD 2 COPD (p=0·0001), and alveolar surface area decreased by 33% in patients with GOLD 1 COPD (p=0·019) and 45% in patients with GOLD 2 COPD (p=0·0021). These pathological changes were found to correlate with lung
function decline. We also showed significant loss of terminal and transitional bronchioles in lung samples from patients with GOLD 1 or GOLD 2 COPD that had a normal alveolar surface area. Remaining small airways were found to have thickened walls and narrowed lumens, which become more obstructed with increasing COPD GOLD stage.
Interpretation

These data show that small airways disease is a pathological feature in mild and moderate COPD.
Importantly, this study emphasises that early intervention for disease modification might be required by patients with mild or moderate COPD.

Funding Canadian Institutes of Health Research.

 

Bronchite chronique – Conséquences

 

alt

 

Bronchite chronique en relation avec les hospitalisations et la mortalité pendant 3 décades.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611116303584?np=y&npKey=385baf8bb86ebef6cf96ac524d3238006c85a0e6685a3a7b388e6fa9a8c2be7f

La valeur prédictive de la bronchite chronique (BC) sur les hospitalisations et la mortalité en rapport et toutes causes a été étudiée sur 47 896 hommes et femmes âgés de 25-74 ans.

Chez les personnes avec BC, le nombre moyen de jours d’hospitalisation a été presque 2 fois plus élevé que chez les sujets de l’étude sans BC. L’augmentation a été retrouvée dans tous les groupes d’âge et à la fois par période de 5 ans pour chaque groupe avec ou sans BC et durant tous les 30 années de suivi. Plus spécifiquement, les hospitalisations ont augmenté pour atteintes respiratoires et cancer. La BC a plus augmenté les hospitalisations chez les fumeurs et ex-fumeurs que chez les non-fumeurs. De plus, la BC a été associée à une augmentation de la mortalité toutes causes (HR : 1,3) et à la mortalité pour causes respiratoires, pathologies cardiovasculaires et cancer. Les fumeurs et ex-fumeurs avec BC avaient un risque augmenté de mort (respectivement HR : 2,89 et 1,69) par rapport aux non-fumeurs sans BC.

Il est conclu que les symptômes de BC peuvent aider à identifier les personnes à risque augmenté d’hospitalisations et de mortalité.

C. Krespine

Asthme – Rhinosinusite – Periostine

Périostine sérique comme biomarqueur de la comorbide rhinosinusite chronique chez les asthmatiques.

ASANO T et al.Ann Am Thorac Soc 2017 14  5667  675

http://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201609-720OC

 

Pour rechercher l’utilité de la périostine, protéine de la matrice cellulaire impliquée dans la physiopathologie de la rhinite allergique, de la rhinosinusite chronique (RSC) et de l’asthme, comme biomarqueur diagnostique des atteintes des voies aériennes supérieures (VAS) dans l’asthme, 65 asthmatiques stables ont été enrôlés dont 20 sans atteinte des VAS, 22 souffrant de rhinite, et 23 de rhinosinusite chronique (13 avec polypose nasale et 10 sans). La périostine sérique, l’éotaxine, les IgE totales, la fraction expirée du NO et les taux d’éosinophiles sanguin et expectorés ont été mesurés et comparés entre les sous types d’atteintes des VAS.

Les taux de périostine sérique ont été plus élevés chez les asthmatiques qui avaient une RSC (109,6 ± 47,4 ng/mL) que ceux sans atteinte des VAS (83,2 ± 22,9 ng/mL. Les taux de périostine sérique n’étaient pas associés à la présence ou la sévérité de la rhinite. En revanche, les analyses par courbe ROC ont montré une fiabilité diagnostique modérée pour détecter une RSC (AUC : 0,71). et une forte fiabilité pour la RSC avec polypose nasale (AUC : 0,86). Quand ont été comparé les asthmatiques avec comorbidités une RSC et une polypose nasale avec les asthmatiques sans ces comorbidités, il a été trouvé que la périostine sérique a été le seul biomarqueur parmi tous ceux testés pour détecter la présence de polypes nasaux. La périostine sérique a été également le seul biomarqueur qui a été corrélé significativement au score de Lund-Mackay (score pour les sinus en TDM) chez les patients souffrant de RSC.

Au total, la périostine sérique est utile pour détecter une RSC avec polypose nasale et prédire la sévérité radiologique de la RSC chez les asthmatiques.

(Commentaire :

C. Krespine

Chirurgie thoracique – Période post opératoire – Voyage en avion

alt

alt

alt


Innocuité d’un voyage en avion dans la période postopératoire immédiate après résection pulmonaire anatomique.

Pour déterminer si un voyage par avion dans la période postopératoire immédiate est associée à une augmentation de la morbidité ou mortalité, un questionnaire a été envoyé à 1 833 patients et 817 ont répondu (taux de réponse : 44,6%).

Un total de 96 répondeurs (11,8%) ont pris l’avion (distance moyenne : 1 783km – entre 486 – 9684km) par rapport aux 278km (moyenne 1-2618 km) pour les 721 répondeurs (88,2%) qui ont fait un voyage par la route. Les patients de sexe masculin ont pris plus l’avion que les femmes (14,4% vs 9,3%). Autrement, aucune différence significative n’a été observée entre les 2 groupes. La durée moyenne de l’hospitalisation a été de 5 jours à la fois dans le groupe ayant pris l’avion (moyenne : 1-25 jours) et dans le groupe transport routier (moyenne : 1-42 jours). Il n’y a eu aucune mortalité en rapport avec le voyage après la sortie de l’hôpital. Les taux de complication majeure après sortie de l’hôpital pour ceux ayant pris l’avion et ceux ayant voyagé par la route ont été respectivement de 8,3% et 7,8% (P = ,87).

Au total, les complications globales majeures sont rares dans la période immédiate qui suit la sortie hospitalière après résection pulmonaire. Un voyage en avion au cours de cette période n’a été associé à aucune augmentation significative du risque de complications par rapport aux transport habituels par la route, et semble être une option sans danger pour les patients après ablation du drain thoracique.

Krespine

Pour lire l’article complet : http://www.jtcvsonline.org/article/S0022-5223%2817%2930020-X/fulltext

Abstract

Objective

The study objective was to determine whether air travel in the immediate postoperative period after anatomic pulmonary resection is associated with increased morbidity or mortality.

Methods

All patients undergoing anatomic pulmonary resection at the Mayo Clinic (2005-2012) were identified and sent surveys querying their mode of transportation home after hospital dismissal and any complications encountered during or shortly after this travel. This included pneumonia, hospital readmission, deep venous thrombosis/pulmonary embolism, and specific pleural complications (pneumothorax, empyema, or chest tube placement). We compared the results of patients returning home by conventional ground travel with the results of patients using air travel.

Results

Surveys were sent to 1833 patients, and 817 responded (44.6% response rate). A total of 96 responders (11.8%) used air travel (median distance, 1783km; range, 486-9684km) compared with 278km (range, 1-2618km) for the 721 responders (88.2%) using ground travel (PP=.02). Otherwise, no significant differences were observed between the 2 groups. The median duration of hospitalization was 5days in both groups using air travel (range, 1-25days) and ground travel (range, 1-42days) (P= .83). There was no mortality due to postdismissal travel. The rates of major complication after hospital dismissal for those using air and ground travel were 8.3% and 7.8%, respectively (P=87).

Conclusions

Overall major complications are rare in the immediate posthospital dismissal period after lung resection. Air travel during this period was not associated with any significant increase in risk of complications when compared with conventional ground transportation and seems to be a safe option for patients after chest tube removal.

Définition du syndrome de chevauchement Asthme-BPCO: Une étude basée sur la population

alt

alt

Lien pour lire l'article intégral en Anglais : http://erj.ersjournals.com/content/49/5/1602008

Définition du syndrome de chevauchement Asthme-BPCO: Une étude basée sur la population


Le syndrome de chevauchement de la maladie Broncho-pulmonaire obstructive chronique (COPA) associée à l’asthme semble être un phénotype clinique important, mais des définitions multiples ont été proposées. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer l’effet de différentes définitions de l’ACOS sur la prévalence, les caractéristiques des patients et les exacerbations.

5675 personnes âgées de 45 à 65 ans, avec 846 patients atteints de BPCO, ont été incluses dans l’étude Pays-Bas d’épidémiologie de l’obésité entre 2008 et 2012 et suivies pour une médiane de 1,8 ans. L’ACOS a été définie par des critères de consensus récents et cinq autres définitions, basées sur le registre, les questionnaires et la fonction pulmonaire.

 La prévalence d’ACOS dans la population d’asthme / MPOC variait entre 4,4% et 38,3% selon la définition utilisée. L’accord entre ACOS auto-déclarée et basé sur le registre était de 0,04 et 0,41 lorsque la fonction pulmonaire (volume expiratoire forcé en 1 s (FEV1) / capacité vitale forcée (FVC) <0,7) a été ajoutée. Avec le registre ou l'auto-rapport défini ACOS, seulement 51% et 33% avaient FEV1 / FVC <0,7. Les caractéristiques des patients étaient similaires, mais la durée de l'asthme était plus longue avec une auto-déclaration comparée à l'ACOS basée sur le registre (différence moyenne de 22 ans (IC 95% 12-33). Le risque d'exacerbation était le plus élevé avec l'ACOS basée sur le registre par rapport à l'asthme (taux d'incidence ajusté 1,6 (IC 95% 1,2-2,1)).

Cette étude apporte des connaissances importantes sur l’accord entre les définitions d’ACOS et leur relation avec les exacerbations. Étant donné le faible accord, les différences de prévalence, les caractéristiques du patient et le risque d’exacerbation, un consensus sur la définition d’ACOS dans différents contextes de soins est urgent.

Femmes – SOPK – Obésité – Asthme

alt

Asthme chez les femmes en âge de procréer avec syndrome

des ovaires polykystiques et association avec l’obésité
http://erj.ersjournals.com/content/49/5/1601334

La relation entre SOPK et asthme chez les femmes âgées de 28-33 ans et l’effet de l’IMC sur cette association ont été étudiés en analyses transversales chez 478 femmes souffrant de SOPK et 8 134 témoins.

La prévalence de l’asthme a été de 15,2% chez les femmes avec SOPK et 10,6% chez les femmes sans SOPK. Les femmes asthmatiques avec SOPK avaient tendance à avoir un IMC plus élevé par rapport aux femmes sans SOPK (29,9±0,9 vs 27,7±0,4 kg/m2). Les femmes asthmatiques sans SOPK avaient un IMC plus élevé que les femmes non asthmatiques (26,4a±0,2 vs 24,9±0,1 kg/m2) Après ajustement sur l’âge, l’IMC et le statut tabagique, le SOPK a été associé à une augmentation du risque d’asthme (OR : 1,34).

En conclusion, cette étude montre qu’à la fois le SOPK et le surpoids/obésité ont été associés de façon indépendante à l’asthme. De futures études prospectives sont requises pour explorer les possibles mécanismes sous-tendant l’association entre asthme et SOPK.

(Commentaire : il y en a qui n’ont vraiment pas de chance )

C. Krespine

L


Allaitement maternel – Sifflements 1ère année de vie


alt


alt


Allaitement maternel, asthme maternel et sifflements la première année de vie : une étude longitudinale de cohorte de naissance.

L’impact de l’allaitement maternel sur les sifflements la première année de vie a été examiné chez 2 773 nourrissons chez qui avaient été rapportés des épisodes de sifflements à 3, 6 et 12 mois.

Globalement, 21% des mères étaient asthmatiques, 46% des nourrissons avaient eu un allaitement maternel pendant au moins 12 mois et 21% du total des nourrissons avaient souffert de sifflements. Parmi les mères asthmatiques, l’allaitement au sein a été inversement associé aux sifflements des nourrissons, indépendant du tabagisme maternel, de l’éducation et des autres facteurs de risque (Rapport de Risque ajusté [aRR] : 0,52 pour ³ 12 mois d’allaitement maternel vs < 6 mois d'allaitement maternel). Par rapport à l'absence d'allaitement maternel à 6 mois, les sifflements ont été réduits de 62% avec allaitement maternel exclusif (aRR : 0,38) et de 37% avec un allaitement maternel partiel supplémenté en compléments alimentaires (aRR : 0,63). Cependant, l'allaitement maternel n'a pas été significativement protecteur quand il a été supplémenté (aRR : 0,89). Les associations n'ont pas été significatives en l'absence d'asthme maternel p-valeur pour l'interaction < 0,01).

En conclusion, l’allaitement semble conférer une protection contre les sifflements de façon dose-dépendante parmi les nourrissons nés de mères asthmatiques.

(Commentaire :

C. Krespine

Lien pour lire l’article original :http://erj.ersjournals.com/content/erj/49/5/1602019.full.pdf

Tuberculose – Diagnostic _ Antigènes peptidiques

alt

La quantification des antigènes (AG) peptidiques circulant de Mycobacterium Tuberculosis (MT) permet un diagnostic rapide de la maladie active et de la surveillance du traitement.

http://www.pnas.org/content/suppl/2017/03/21/1621360114.DCSupplemental/pnas.1621360114.sapp.pdf

Les auteurs ont identifié des fragments peptidiques de MT et développé une méthode pour quantifier rapidement leurs concentrations sériques en utilisant des nanoparticules de silicium discoïde poreux marquées par un anticorps (AC) focalisant l’énergie (NanoDisk) et une spectrométrie de masse à haut débit (MS) pour augmenter la sensibilité et la spécificité.

Les NanoDisk-MS ont diagnostiqué les cas de tuberculoses maladies avec une sensibilité et spécificité élevées dans une étude cas-contrôle de cohorte reflétant la complexité de la pratique clinique. Une sensibilité solide identique a été obtenue pour des cas de tuberculose pulmonaire avec cultures positives à MT (91,3%) et extra pulmonaires (92,3%), et les sensibilités obtenues pour les tuberculoses pulmonaires avec cultures négatives (82,4%) et extra pulmonaire (75,0%) chez des patients VIH+ ont dépassé significativement celles rapportés par les autres techniques disponibles.

Les NanoDisk-MS ont également démontré une forte spécificité (87,1-100%) à la fois dans les groupes en bonne santé et à haut risque. La quantification absolue de la concentration sérique des AG de MT était instructive pour l’évaluation de la réponse au traitement antimycobactérien.

Ainsi, l’approche par la technique du NanoDisk-MS pourrait améliorer significativement le diagnostic et la prise en charge des cas de tuberculose maladie et peut être aussi bien d’autres pathologies infectieuses.

(Commentaire : l’approche d’une avancée originale et fondamentale pour le diagnostic de la tuberculose et pourquoi pas des autres atteintes infectieuses…l’AVENIR ?)

  C. Krespine

L

L


ACOS ou ASTHME débutant chez l’adulte

 

alt

alt

Différences entre asthme débutant chez l’adulte et le syndrome de chevauchement asthme/BPCO

http://erj.ersjournals.com/content/49/5/1602383Pour lire l’article original intégral en Anglais http://erj.ersjournals.com/content/erj/49/5/1602383.full.pdf

Pour évaluer les différences entre asthme débutant chez l’adulte (ADA) et syndrome de chevauchement asthme/BPCO (ACOS), 188 patients diagnostiqués avec un ADA ont été réévalués 12 ans après le diagnostic. Ils ont été divisés en 3 groupes sur les antécédents tabagiques et les valeurs spirométriques post bronchodilatation : 1/ Non- fumeurs et ex-fumeurs de < 10PA – 2/ absence de trouble obstructif (VEMS/CVF ≥ 0,7 avec ≥ 10PA et 3/ ACOS chez des patients avec un tabagisme ≥ 10PA et un VEMS/CVF

Les patients souffrant d’ACOS avaient respectivement une moindre capacité de diffusion (DLCO/VA : 86%vr vs 98 ou 96%vr p9 L : p=0,08) et des taux plus élevés d’IL-6 (2,88 vs 1,52 ou 2,10pg/mL-1, p

(Commentaires :

C. Krespine